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La Socapalm gagne un procès contre un puissant média français

La Société Camerounaise de Palmeraies avait accusé la chaine française de « diffamation par voie de communication audiovisuelle et complicité » auprès du Tribunal de Commerce de Paris, lequel a rendu son verdict le 1er septembre 2022.

La Société Camerounaise de Palmeraies (Socapalm), premier producteur d’huile de palme au Cameroun, vient de rendre public une communiqué daté du 8 septembre 2022, dans lequel elle annonce sa victoire dans un procès qui l’opposait depuis six ans à la chaine française France Télévisions (France TV).

En 2016, elle avait saisi le tribunal de première instance de Douala, pour accuser la chaine de « diffamation par voie de communication audiovisuelle et complicité », après la diffusion dans le programme « Complément d’enquête », d’un reportage dans lequel la chaine évoquait de « graves accusations contre la Socapalm, dénonçant des conditions de travail supposément précaires et le prétendu non-respect des droits humains dans nos plantations », indique la Socapalm.

L’entreprise dénonce un traitement non-équilibré de ce sujet, et dit n’avoir pas pu déployer ses arguments à l’époque des faits face à ces accusations.

« A aucun moment, la Socapalm n’a pu préalablement à cette diffusion faire valoir ses arguments et a toujours démenti avec force ces allégations, tout en démontrant la gestion responsable de ses activités sur le terrain. En effet, depuis plus de 20 ans, nous sommes fiers de participer au développement local et rural du Cameroun, de contribuer à l’amélioration du bien-être de nos employés, de leur famille et des communautés, et d’être engagés pour la protection de l’environnement », soutient la société de palmeraies contrôlée par le groupe luxembourgeois Socfin, au sein duquel le Groupe Bolloré détient des participations.

Dans le cadre de cette procédure, la Socapalm avait exigé des réparations estimées à 100 millions de Francs CFA, répartis comme suit : 80 millions dommages et intérêts et 20 millions en dépens.

Dans le même temps, une autre procédure était pendante devant le Tribunal correctionnel de Douala, contre France Télévisions, sa présidente Delphine Ernotte, le présentateur de l’émission « Complément d’enquête » Nicolas Poincaré, et l’auteur du reportage, le journaliste Tristan Waleckx.

Ci-dessous le communiqué de la Socapalm :

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