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Cameroun Actuel

La prolongation des mandats des députés et conseillers municipaux effective

Assemblée nationale

La Chambre basse du Parlement a approuvé aujourd’hui un projet de loi gouvernemental visant à prolonger d’un an les mandats des députés et des conseillers municipaux.

La décision a été prise lors d’une séance plénière présidée par le Président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguie Djibril, avec la défense du projet de loi assurée par Wakata Bolvine, le Ministre Délégué à la Présidence chargé des Relations avec les Assemblées.

Le projet de loi approuvé prolonge les mandats des législateurs du 10 mars 2025 au 30 mars 2026, reportant ainsi les élections législatives et municipales prévues pour février de l’année prochaine.

Les partis d’opposition, notamment le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), voient dans cette décision une tactique visant à entraver leur participation à l’élection présidentielle prévue pour octobre 2025.

Le projet de loi a été initialement soumis par la Présidence, le gouvernement justifiant cette prolongation lors d’un conseil des ministres lundi, en invoquant des contraintes budgétaires comme raison principale.

Organiser quatre élections l’année prochaine – municipales, régionales, législatives et présidentielles – a été jugé financièrement irréalisable.

Si les élections avaient eu lieu comme prévu en février 2025, les partis d’opposition comme le MRC, qui n’ont actuellement pas de représentation à l’Assemblée nationale, auraient eu l’opportunité de sécuriser des sièges parlementaires et municipaux.

De tels gains leur auraient permis de présenter un candidat viable pour la course présidentielle.

Malgré la forte résistance des leaders de l’opposition, dont Joshua Osih, Jean Michel Nintcheu et Nourane Foster, le passage du projet de loi par le Parlement était presque inévitable.

Le parti au pouvoir, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), détient une majorité écrasante avec 152 sièges sur 180 au Parlement, assurant ainsi une adoption facile du projet de loi.

Les leaders de l’opposition ont critiqué cette mesure, y voyant une stratégie pour maintenir le statu quo politique et limiter l’influence des mouvements d’opposition émergents.

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