En plus de leur libération, l’opposant Issa Tchiroma Bakary demande que les prisonniers de la crise post-électorale soient aussi indemnisés.
Dans son communiqué de ce 25 juillet 2026, Issa Tchiroma Bakary demande au régime de relâcher les personnes arrêtées dans le cadre de la crise post-électorale de 2025. Il demande par ailleurs que celles-ci soient indemnisées.
« À l’instar de milliers de jeunes compatriotes qui croupissent en prison avec pour seul crime la revendication de la vérité des urnes à l’issue de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, la tuerie de Kousseri montre à quel point le régime usurpateur pousse ses complices à l’intérieur de nos services de sécurité à poser des actes qui déshonorent notre police. Ces jeunes patriotes emprisonnés n’ont pas leur place derrière les barreaux, pas plus que les nombreux prisonniers politiques que ce régime prive de liberté pour tenter de les réduire au silence. J’en appelle une fois de plus à leur libération immédiate et sans condition, et à leur indemnisation comme celle des familles de toutes les victimes de la crise postélectorale. Notre jeunesse et le peuple camerounais dans son ensemble méritent mieux qu’un État qui a démissionné de toutes ses fonctions régaliennes et qui maintient un usurpateur à sa tête », peut-on lire dans son communiqué.
À titre de rappel, dans une récente sortie, Me Fabien Kengne affirmait que 500 personnes sont toujours en détention dans différentes villes de la moitié sud du pays huit mois après leur arrestation lors des manifestations de colère dans la foulée de la présidentielle du 12 octobre 2025. Ces prévenus n’ont toujours pas été jugés.
« Elles devraient passer en jugement direct et depuis plus de huit mois elles demeurent en attente de jugement. Tout se passe comme si on voulait les punir d’avoir voulu exprimer leurs opinions à travers ces manifestations et qu’en bien même certains auraient cassé, rien ne justifie cette détention anormalement longue depuis bientôt huit mois », déclarait-il à nos confrères de RFI.
Patrick Rifoe du RDPC avait pour sa part indiqué qu’il faut seulement laisser la justice faire son travail.
« Si des gens sont innocents, dit-il, je crois que les procédures les innocenteront. Si ils ne doivent pas passer devant la justice militaire, je pense que les faits seront requalifiés. On souhaite tous que la justice soit plus diligente, pour qu’elle le soit, je pense qu’il faudrait qu’elle ait davantage de moyens», avait-il déclaré.

