Dans un contexte où bon nombre de jeunes Camerounais rêvent de s’expatrier pour étudier, le parcours d’Indira Boboke vient bousculer les idées reçues.
Issue d’un milieu aisé, cette jeune femme, désormais docteure diplômée d’universités camerounaises, a choisi de rester au pays pour bâtir son avenir académique.
Un choix salué par l’homme politique Alex Nguepi, qui voit en elle « la démonstration qu’on peut être enfant de riche, avoir la possibilité d’intégrer les plus grandes universités du monde, mais décider de miser sur l’enseignement supérieur local ».
« Ce qu’il y a de remarquable avec Indire Boboke, c’est qu’elle démontre qu’on peut être enfant de riche, avoir la possibilité d’intégrer les plus grandes universités du monde, mais choisir de rester au Cameroun pour poursuivre sa formation.
Au-delà des considérations politiques, il faut saluer le courage de ses parents et la volonté de cette jeune femme, aujourd’hui docteure formée dans nos universités.
Comme elle, des milliers de docteurs talentueux sont formés chaque année au Cameroun. Son parcours, par son aura, est une belle publicité pour nos universités, trop souvent dénigrées ou ignorées à l’international.
Elle rappelle que l’excellence peut aussi se construire ici, malgré les difficultés« , fait observer Alex Nguepi.
Ce lundi 16 juin 2025, dans un Amphi 350 comble à la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales (FMSB) de l’Université de Yaoundé I, la candidate Baboke Tamboulo Eden Indira a brillamment défendu sa thèse de doctorat, marquant l’aboutissement de quatorze semestres de travail acharné.
Devant un jury prestigieux et un parterre de personnalités, dont le ministre directeur adjoint du Cabinet Civil Oswald Baboké et le président de la FECAFOOT Samuel Eto’o Fils, elle a présenté une étude inédite et d’une grande importance pour la neurochirurgie au Cameroun.
Intitulée « Devenir et qualité de vie des patients opérés pour malformations vasculaires intracrâniennes à l’Hôpital Général de Yaoundé« , la recherche de la désormais Dr Baboké s’est attaquée à une pathologie grave et souvent sous-diagnostiquée au Cameroun.
Au terme d’une présentation brillante, le jury a accepté la thèse sous réserve de corrections, étape qui ouvre la voie à la délivrance prochaine du titre de docteure en médecine.

