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Importation du poisson : Congelcam est-il incontournable ?

Ancien petit boutiquier à la base, Sylvestre Ngouchingue contrôle, patron de Congelcam, à lui tout seul, sur environ 80% du marché du poisson congelé sur le territoire camerounais.

Le sénateur suppléant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) est le promoteur de Congelcam, une entreprise d’importation, qui domine toute la chaîne de distribution du poisson congelé au pays de Paul Biya. Il est quasi impossible de circuler dans un marché, y compris dans les fins fonds des villages sans tomber sur une ou plusieurs poissonneries portant l’estampille de Congelcam.

Par sa force sur l’échiquier économique national, le notable bamoumgoum, dans le département de la Mifi, région de l’Ouest, est devenu le partenaire incontournable de l’Etat dans l’approvisionnement du marché en poisson. Soulignons que la demande annuelle du poisson au Cameroun est estimée à 500 000 tonnes. Le pays a produit au cours des 10 premiers mois de l’année 2021, 93 000 tonnes.

Selon des chiffres, le Cameroun a importé en 2021, sur 31 avis techniques signés par le Minepia, 249857 tonnes de produits halieutiques. L’essentiel du poisson consommé nous vient donc d’ailleurs et Congelcam s’en sort avec un monopole de 80%. C’est tout simplement lourd par elle seule lorsque l’on sait ce que cela demande pour trouver en temps réel les produits halieutiques.

Pour parer à cette situation, deux solutions sont envisagées : réduire sans hésiter les autorisations administratives de Congelcam à 35%,augmenter les capacités des autres ; stimuler voire subventionner les acteurs du secteur de l’importation pour multiplier les sources de ravitaillement. Ce qui rendra le poisson disponible à temps, en bon état et à bon prix.

Deuxièmement, encourager, créer et multiplier les opérateurs locaux dans la pêche et la culture locale du poisson lorsqu’on sait que le Cameroun est traversé par plus de 400 Km de côte.

«La décentralisation y a incontestablement un rôle important à jouer. A cet effet, renverser la tendance qui est celle de la présence de plus d’industries de pêche étrangères sur nos côtes. Investir le secteur de la culture du poisson par les objectifs comptables sur 05 ans avec financement, car il faut dire, seule l’autosuffisance par la production locale nous sortira définitivement de cette consommation chère du poisson pourri, livré régulièrement sur nos marchés par Congelcam», suggère Nyeck Biyaga Joseph Félix, homme politique et membre du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn).

L’Indépendant

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