Les fédérations du Sénégal, du Cap-Vert et du Congo, et 10 autres ont conjointement dénoncé les déclarations d’Aleksander Čeferin, président de l’UEFA, concernant l’élargissement de la Coupe du monde. L’information est contenue dans un communiqué publié ce 14 juin.
Par Régis Belinga
La Fédération sénégalaise de football et plusieurs autres fédérations nationales ont exprimé leur « profonde déception » après les récentes déclarations du président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, concernant l’élargissement de la Coupe du monde de la FIFA. Selon lui, l’élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes entraînait des matches « sans intérêt ».
Dans ce texte signé notamment par les fédérations du Sénégal, du Cap-Vert, de Curaçao, de l’Ouzbékistan, du Congo et d’Haïti, avec le soutien de celles de l’Algérie, de la Tunisie, du Maroc, de l’Égypte, du Ghana, de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique du Sud, les signataires se disent « profondément déçus » par des propos attribués au dirigeant européen qualifiant certains matchs de qualification de « sans intérêt ». Elles soulignent que la qualification au mondial représente « un exploit historique et la réalisation d’un rêve partagé par des générations ».
Le communiqué précise que « suggérer que certains de nos matchs seraient d’une manière ou d’une autre moins importants est profondément décevant » et revient à ignorer « les efforts, les sacrifices et les aspirations des joueurs, des entraîneurs, des clubs, des dirigeants du football et des supporters à travers le monde ».
Les signataires rappellent également que « derrière chaque qualification se cachent des années de travail et d’investissement » et que « derrière chaque équipe nationale se trouvent des communautés entières et des millions de personnes qui voient le football comme une source de fierté, d’espoir et d’unité ».
Dans la suite de leur déclaration, les fédérations insistent sur le caractère universel du football. « Le football n’appartient pas à un groupe restreint de dirigeants privilégiés. Sa force réside dans son universalité », affirmant que la Coupe du monde est la plus grande compétition de la planète précisément parce qu’elle rassemble « différentes cultures, différentes histoires et différents parcours footballistiques ».
Enfin, le texte souligne que, pour de nombreux pays, une participation au Mondial « n’est pas seulement un exploit sportif », mais « un moment qui inspire une génération, accélère le développement du football et crée des souvenirs qui durent toute une vie », peut-on lire dans cette note.

