Deux éminents chefs traditionnels Nso, membres de la société Ngumba appelée Ngwerong, Shey Komi et Shey Mbisen, ont été retenus captifs par un groupe séparatiste ambazonien dirigé par le « commandant Cameleon » à Wainamah, dans l’arrondissement de Jakiri. Les dirigeants ont été enlevés le jeudi 9 janvier 2025, alors qu’ils revenaient de Douala.
Les raisons de leur enlèvement restent obscures, mais des sources suggèrent que le « commandant Cameleon » et son groupe exigent une rançon substantielle pour leur libération. Cet incident fait suite à une série de violences et d’intimidations perpétrées par le groupe, notamment le harcèlement fréquent des chauffeurs et des civils le long de la route Banso-Bamenda.
Le « commandant Cameleon » est connu pour avoir un passé violent, avec des allégations d’implication dans le meurtre de sept civils depuis le début de la crise anglophone. Il serait également à la tête de plusieurs entreprises à Bamenda, Yaoundé et Douala, qui auraient été financées par des activités d’extorsion et d’enlèvement.
Les conducteurs sur la route Banso-Bamenda envisagent une grève en réponse à l’escalade de la violence et à la menace persistante posée par le « Commandant Caméléon » et son groupe.
Depuis 2017, l’éducation de 700 000 enfants dans les deux régions anglophones du Cameroun a été perturbée par les insurgés séparatistes et les militaires.
Les leaders séparatistes ont sans cesse ordonné la fermeture de nombreuses écoles dans ces deux régions, en particulier le lundi, qui est jusqu’à présent considéré comme une ville fantôme et mortelle. Malheureusement, ceux qui souffrent le plus sont les enfants et les jeunes qui paient le prix fort en sacrifiant leur avenir.







