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Douala : un pasteur disparaît avec 4 millions confiés par une épouse

Paul E., opérateur économique, a découvert samedi dernier que l’argent qu’il confiait à son épouse en vue d’un événement familial a été remis à un certain Livingstone, aujourd’hui introuvable.

Paul Michel E., prestataire de services, s’est rendu dans un commissariat de police dimanche dernier pour une déclaration sur main courante mentionnant son épouse Merline, quatre millions de F, et un pasteur prénommé Livingstone.

Régulièrement hors de Douala depuis au moins un an pour raisons professionnelles, il avait présenté un projet à son épouse en février. Il compte réaménager huit tombes de proches enterrés au village (dans le Moungo) : ses deux parents, deux sœurs, un frère, deux oncles et une tante. Suivra une messe d’action de grâces pour ces défunts.

On l’a dit, les affaires marchent ces derniers mois pour notre opérateur économique. Il est sur divers marchés, et prévoit de remettre chaque fois les marges dégagées à Madame.

Ainsi, le 16 février dernier, il lui confie 1,6 million de F. Le 10 mars, 400.000 F. Le 7 avril, un million de F. Le 18 avril, un autre million. Vendredi dernier, Paul Michel est rentré de Mbalmayo (Centre) où il conduit un chantier.

Il expliquera à son épouse que de l’argent pour le matériel doit lui être avancé ce 1er mai. Pour gagner en temps, il compte préfinancer ce volet, et demande donc à sa femme deux millions sur les quatre qu’elle est censée détenir.

C’est le début de problèmes. Souvent absent, Paul Michel E. ignore que Merline a intégré une église. Elle lui dit que l’argent n’est pas là.

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« Je ne pouvais pas garder ça à la maison. Je m’en vais chercher », déclare-t-elle. Aussitôt, elle appelle un voisin, moto-taximan connu de la famille, quitte Makepè-Missokè, à Douala V, pour « Fin Goudron » Banguè, dans le même arrondissement.

Paul Michel reçoit plus tard un appel de Merline : « La dame n’est pas là. Je crois qu’elle va rentrer tard », dit-elle. Son mari répond qu’elle y retournera donc le lendemain, jour prévu pour ses achats.

Samedi, Merline a quitté le domicile conjugal de bonne heure. Et pris un autre transporteur. Paul Michel verra sa patience mise à rude épreuve. À 8 h 30, il appelle. « Attends, on est en train de compter ».

Paul attend l’argent, l’argent ne vient pas. À 10 h 30, il rappelle. Merline ne décroche pas. À midi, pareil. Finalement, il appelle le voisin « bend skinneur ».

À « Fin Goudron » Banguè, le moto-taximan se gare devant une concession. Paul Michel sonne, une dame sort. Elle confirme que Merline était bien là hier, mais qu’elle cherchait un certain Livingstone.

« C’était mon locataire, il a déménagé il y a deux semaines », explique la dame. Paul Michel appelle à nouveau Merline, ça ne passe pas. A ce moment, le moto-taximan lui confie quelque chose : « Tonton, quand on rentrait hier, Madame ne faisait que pleurer. Et elle se lamentait en langue, donc je n’ai pas compris. Elle m’a demandé de me garer au forage de Papa Sam, où elle a lavé ses yeux ».

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Paul Michel emprunte le téléphone du « bend skinneur ». Ça sonne, la dame décroche. « C’est moi ! Tu es où ?! Viens me donner l’argent, je veux commencer les travaux ! ». Réponse : « Pardon, je vais t’expliquer ».

Des explications obtenues plus tard, toujours par téléphone, il ressort que le pasteur de Merline lui a un jour dit qu’elle avait de l’argent à la maison, et qu’elle le perdrait si elle l’y conservait. Il s’est donc proposé de le garder. Elle le lui a confié.

« Mon mari, pardon, j’ai été trompée par le pasteur (…) Maintenant ses trois numéros ne passent plus », se lamente la dame au téléphone. Avant de couper encore les ponts. Aux dernières nouvelles, son mari la cherchait autant que les quatre millions.

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