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Discrimination politique à Limbé : « on nous a renvoyés parce qu’on soutenait Tchiroma »

Certains travailleurs qui se sont identifiés à l’un des candidats de l’opposition lors de l’élection présidentielle qui vient de s’achever affirment avoir été arbitrairement démis de leurs fonctions à la mairie de Limbé.

Le nettoyeur, Efokoa Thomas, et son épouse ont déclaré que leur contrat de travail de six mois avait été brusquement interrompu le 29 octobre 2025. Deux jours après la proclamation des résultats, au cours desquels le président sortant Paul Biya a obtenu un huitième mandat avec 53,66 pour cent du total des voix, selon le Conseil constitutionnel, mais contesté par l’opposant Issa Tchiroma Bakary.

Point culminant d’un processus électoral qui reste contesté par les dirigeants de l’opposition en raison d’irrégularités. Le candidat d’Efokoa, Issa Tchiroma, a été désigné meilleur perdant avec 35,19 pour cent.

Efokoa a expliqué que son chef d’unité, Nako Daniel, les avait informés de leur révocation pour allégeance à un parti autre que le RDPC au pouvoir, au sein duquel les autorités du conseil ont obtenu leur mandat.

Cela porte en effet atteinte au préambule de la Constitution de la République du Cameroun, qui stipule que « Nul ne peut être harcelé en raison de son origine, de ses opinions ou convictions religieuses, philosophiques ou politiques ; sous réserve du respect de l’ordre public ».

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L’homme de 45 ans travaille comme nettoyeur à l’abattoir de la Mairie depuis le renouvellement de son contrat pour la troisième fois en juin pour six mois. Efokoa a en outre révélé qu’il n’avait pas été payé pour septembre ni pour son dernier mois de travail, octobre, qui s’est écoulé avant leur fermeture.

Ces réclamations ont été déposées devant le chef de l’exécutif municipal, le maire Paul Efome Ngale, le 4 novembre 2025. Il n’a donné aucune réponse au bout de 24 heures. D’autres sources dans la ville admettent cependant que des mesures punitives ont été prises contre des employés du conseil temporel alignés sur l’opposition.

Il convient de noter que les travailleurs des catégories d’Efokoa ne bénéficient pas de contrats selon les conclusions, même si leurs services durent généralement six mois, renouvelables à la discrétion de l’autorité.

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