Le militant du SDF Dieudonné Chi appelle à la libération des prisonniers politiques.
Parmi les sujets inscrits au programme de l’émission Débattons de Times TV, le bilan du règne du président de la République Paul Biya a été porté au programme. Dieudonné Chi du Social Democratic Front (SDF) s’est exprimé spécifiquement sur la crise anglophone. De son point de vue, ce dernier est bien au courant de ladite crise.
« Après le référendum illégal du 20 mai 1972, le président Paul Biya, quelques années plus tard, a été secrétaire d’une commission mise en place par le président Ahidjo pour examiner le problème anglophone. Le président Paul Biya connaît donc très bien ce problème. Et, sous son magistère, ce problème a dégénéré, passant d’un problème à une crise qui a coûté des milliers de vies, provoqué des millions de déplacés internes et entraîné des coûts économiques pour tout le Cameroun. C’est très lamentable. Cette crise a également conduit à l’emprisonnement de Camerounais qui, à un moment donné, frustrés, se disent que, vraiment, au lieu de continuer ainsi, il faut bien qu’on sépare le pays », a-t-il déclaré.
Dieudonné Chi, le militant du SDF, demande que les prisonniers politiques soient libérés.
« Je profite de cette occasion pour dire que, 44 ans après et à 93 ans, le président Paul Biya, avant de partir, ne mérite pas d’avoir des prisonniers politiques en prison. Il doit prendre ses responsabilités. Je l’appelle à prendre ses responsabilités. J’invite tous ceux qui lui sont vraiment loyaux à l’aider à le faire, afin qu’on libère ces prisonniers politiques. Qu’on libère les prisonniers de la zone anglophone, parce que si on en est arrivé là, c’est à cause de la mauvaise gouvernance de ce pays, qui a beaucoup frustré les Camerounais, au point où certains commencent à penser qu’il faut diviser le pays. Pour solder tout cela et réconcilier le Cameroun, il faut commencer par libérer ces personnes. Il faut libérer tous les prisonniers politiques, qu’il s’agisse de ceux du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ou de ceux détenus à la suite de contestations électorales, qui sont d’ailleurs très importantes. Vous savez que, depuis 1990, année du retour au multipartisme dans ce pays, s’il y a un mot qui échappe à notre scène politique, c’est le mot « consensus ». On a tout fait sur le système électoral, sauf parvenir à un consensus. Il a toujours été taillé sur mesure », a-t-il déclaré.

