Le décès de Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel du Cameroun, suscite de nombreuses réactions. Parmi les hommages rendus à l’ancien magistrat figure celui de Grégoire Owona, qui dit avoir appris sa disparition avec « une profonde émotion ».
Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministre et responsable politique présente Clément Atangana comme son « frère aîné de Ngomedzap », commune du département du Nyong-et-So’o, dans la région du Centre.
« C’est avec une profonde émotion que j’ai appris le décès du Président du Conseil Constitutionnel, Clément Atangana, mon frère aîné de Ngomedzap.
Le Cameroun perd un grand serviteur de l’État, un magistrat d’exception, un patriote, un monument et le premier magistrat de notre justice constitutionnelle. Il aura incarné ses hautes fonctions avec un dévouement total et un sens élevé de la République et de la Patrie. Pour ton sens exceptionnel de la famille, on t’appelait affectueusement Doyen.
Condoléances sincères et émues. Toutes tes familles du Nyong-et-so’o et de l’Océan en particulier te pleurent et prient pour que tu reposes en paix dans l’amour de Dieu en souvenir de tes œuvres », écrit Grégoire Owona.
Clément Atangana s’en est allé ce matin aux environs de 5h22, en France, où il recevait des soins depuis plusieurs mois. Le président du Conseil constitutionnel du Cameroun avait 85 ans. Originaire de Ngomedzap, dans le Nyong-et-Soo, il laisse derrière lui huit enfants et une carrière entière consacrée à la justice.
Magistrat hors hiérarchie, Clément Atangana aura marqué l’histoire judiciaire camerounaise sur plusieurs décennies. Il occupait la présidence du Conseil constitutionnel, l’une des fonctions les plus élevées de l’appareil institutionnel du pays. Sa maladie, longue, avait fini par le contraindre à un séjour médical en France. C’est là qu’il s’est éteint, loin de sa terre natale.
Dans le Nyong-et-Soo, l’homme était considéré comme un patriarche. Pas seulement pour son âge ou son parcours professionnel. Pour ce qu’il représentait aussi, une figure de référence, de celles qu’on consulte et qu’on respecte au-delà des titres officiels.
Difficile de ne pas y voir la fin d’une génération de magistrats qui ont construit les institutions du Cameroun post-indépendance, pierre après pierre. Sa disparition laisse un vide, celui d’un homme dont le nom circulait depuis des années dans les couloirs du pouvoir judiciaire. On ne remplace pas si facilement quatre-vingt-cinq ans de mémoire institutionnelle.

