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Crise au CMA d’Efoulan : sabotage, malaise et désert médical à Ebolowa

Les intrigues dans la gestion du centre médical d’arrondissement d’Efoulan plombent son fonctionnement avec pour conséquence la baisse de son taux de fréquentation. Les patients ne savent plus à quels saints se vouer.

Le compte à rebours de la mort programmée du centre médical d’arrondissement d’Efoulan est déclenché. La pomme de discorde, c’est l’empiètement dans l’exercice des fonctions du docteur Julien Désiré Zo’o Atyam, médecin chef du centre médical d’arrondissement d’Efoulan.

Au banc des accusés, le chef du district de santé d’Ebolowa. Des exemples concrets se comptent à la pelle pour mettre en minorité et saboter le travail abattu par le médecin du centre médical d’arrondissement d’Efoulan.

Selon le docteur Julien Désiré Zo’o Atyam, « j’ai été désigné en ma qualité de médecin au centre médical d’arrondissement d’Efoulan pour prendre part au café scientifique sur la vaccination de routine le 16 juin 2025 sans qu’aucune explication ne me soit donnée. J’ai été notifié de mon remplacement par mon collaborateur Didier Medjo, un infirmier. »

Une volonté clairement affichée de nuire

De plus en plus d’attitudes non conformes aux procédures et à la courtoisie administrative se multiplient à l’endroit du docteur Julien Désiré Zo’o Atyam.

Des basses manœuvres qui contribuent à créer un malaise au sein du centre médical d’arrondissement d’Efoulan sans garantir l’atteinte des objectifs qui sont fixés par le Gouvernement en matière de santé publique. Mais à ce chapelet de coups bas s’ajoutent des non convocations à des formations très utiles à la carrière du médecin.

Atteintes à la dignité du médecin

La profession médicale perd à travers ces manœuvres tout son honneur et sa grandeur. Le centre médical d’arrondissement d’Efoulan n’est plus que l’ombre de lui-même : les patients ont recours aux formations hospitalières de la ville d’Ebolowa bravant les difficultés financières, le mauvais état de la route.

Pourtant le gouvernement de la République a créé cette structure sanitaire pour réduire les distances et rapprocher davantage les populations.

Pour le docteur Julien Désiré Zo’o Atyam, « c’est bizarre, la santé des populations n’est plus une priorité, parce qu’à l’allure où c’est parti, nous courons droit vers un désastre sanitaire. J’ai donc tiré la sonnette d’alarme à l’endroit des décideurs, des élus locaux et de la société civile. »

L’intervention urgente du ministre de la Santé publique est attendue pour stopper l’hémorragie. La paralysie est générale : le centre médical d’arrondissement d’Efoulan se meurt à petit feu.

Consty Zang

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