Le chiffre est rendu public par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’occasion de la célébration de la journée internationale Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines.
Dans le monde, le nombre de filles exposées au risque de mutilations génitales féminines est encore alarmant. L’Organisation mondiale de la Santé estime à 4,5 millions le nombre de filles exposées à ce phénomène, et dont plusieurs sont âgées de moins de cinq ans.
L’organisation précise aussi qu’aujourd’hui, plus de 230 millions de filles et de femmes vivent avec des conséquences de cette pratique nuisible à la santé de la femme. Or, les mutilations génitales féminines constituent une pratique dangereuse et une violation des droits humains.
Elles peuvent entrainer de sérieux problèmes de santé physique et mentale dont la prise en charge peut coûter jusqu’à 1,4 milliard de dollars, soit environ 778,9 milliards de francs CFA.
La lutte menée contre cette pratique dans le monde depuis des années, produit néanmoins des fruits. Le nombre de filles touchées diminue de 1 sur 2 à 1 sur 3 cette dernière décennie. En plus, toujours d’après l’OMS, chaque dollar investi dans la lutte contre les MGF en rapporte 10 autres en termes de bénéfices dans le cadre de la prévention.
Le Cameroun concerné par le phénomène célèbre aussi ce 6 février la 19ᵉ édition de la journée internationale Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines. Les réflexions et travaux y relatifs tournent autour du thème « Investir sur les filles et les communautés pour un avenir sans mutilations génitales féminines ».
La lutte contre cette « cruauté silencieuse » se base sur des leviers de l’éducation pouvant lever les barrières traditionnelles ainsi que l’application stricte des dispositions du Code pénal, une loi qui prévoit et réprime cette pratique.
Cependant, parmi les causes qui font perdurer le mal, figure la porosité des frontières qui favorise l’entrée et la sortie des personnes pouvant aller pratiquer la mutilation ailleurs et revenir au pays, a relevé la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, dans un entretien accordé à la radio nationale et diffusé ce 06 février.
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