Près de 30 ans après le drame, la justice camerounaise remet sur la table l’affaire du crash du Boeing 737-200 de la Cameroon Airlines (Camair), survenu le 3 décembre 1995 à Douala.
L’affaire dont le procès se tient ce 20 Février à Douala porte sur le crash du Boeing 737-200 de la Cameroon Airlines (Camair) le 3 décembre 1995 à Douala qui avait causé le décès de 71 personnes (68 passagers et 3 membres de l’équipage. II est réclamé au constructeur américain 103 milliards de FCFA.
Le 7 décembre 1995, le 1er ministre de l’époque avait mis sur pied une commission d’enquête chargée d’entreprendre toutes les investigations nécessaires pour comprendre les causes du drame.
Défaillance du moteur Cette commission avait commencé ses travaux le 12 décembre 1995 et a rendu son rapport final en février1996.
Il ressort que les « causes racines » de cet accident sont une combinaison de manquements de Boeing et Pratt & Whitney notamment :
- la défaillance du moteur JT8D-15 fabriqué Pratt & Whitney du fait d’un défaut de fabrication,
- l’omission par Boeing de mettre dans le cockpit un système d’alarme ou de signalisation pouvant informer le pilote de la perte d’un moteur,
- l’omission par Boeing d’élaborer un programme de formation des pilotes pour la pratique de remise de gaz lors de la phase d’atterrissage avec un moteur en panne.
S’agissant de la 1ere condamnation Le Tribunal de Grande Instance du Wouri avait établi en mars 2023, les responsabilités de Boeing Company et Pratt & Whitney dans l’accident du Boeing 737 immatriculé TJ-CBD qui a eu lieu le 30 août 1984 à l’aéroport de Douala.
Ainsi, les deux entreprises ont été condamnées à payer la somme totale de 158 480 000 000 FCFA, soit 264 millions USD, à la Cameroon Airlines (Camair), société en liquidation.
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