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Coronavirus: le business autour des masques et gel hydroalcoolique

Avec les 21 cas de corona virus enregistrés au Cameroun, la demande de ces produits a fortement augmenté au grand bonheur des vendeurs qui surenchérissent les prix.

Stêves T. étudiant en année pharmacie a créé il y a une semaine sa petite entreprise de fabrication de gel hydroalcoolique en partenariat avec un laboratoire ayant pigon sur rue. Toujours scotché à son téléphone, ce jeune entrepreneur de 24 ans est d’ores et déjà saturé par les commandes.

« Je ne parviens même plus à satisfaire ma clientèle. Je suis saturé. Les pharmacies situées dans les grandes villes demandent de grand stock et je n ‘ai pas assez de moyen pour leur fournir la quantité qu’elles nécessitent », lance-t-il en décrochant un appel.

En effet, c’est depuis la confirmation de la pandémie du corona virus au Cameroun qu’il s’est lancé dans cette affaire avec la collaboration d’un ami. « L’idée de fabriquer et de vendre les gels hydroalcooliques nous est venue parce que nous avons constaté qu’il y a une pénurie alors que le pays fait face à la pandémie du corona virus.

Les ventes se portent bien. Je suis certains de faire de bonnes affaires », confie-t-il sourire au coin.

En effet, depuis la confirmation des cas de corona virus au pays, les gels hydroalcooliques sont de plus en plus sollicités. Compte tenu de cette forte demande, plusieurs particuliers se sont investis dans la fabrication de ce produit. Les offres affluent d’ailleurs sur les réseaux sociaux.

« Nous n’avons plus besoin de faire la vente à la crier. Ce sont les clients qui nous cherchent. H suffit juste de faire une publication sur les réseaux sociaux. Nous n ‘en a von s même plus assez en stock», fait savoir un commercial.

Et à un autre de poursuivre : « notre stock est fini. J’ai contacté mon fournisseur et lui-même n’en avait plus assez. Malgré le fait que les prix ont presque doublé nous parvenons à écouler nos marchandises ».

Gérard Mvondo, parfumier, se frotte les mains en cette fin de journée de ce mardi 17 mars. Concentré à faire la comptabilité de sa journée, le sourire ne le quitte plus. « Ça fait longtemps que j’ai pas autant fait recette.

J’avais les gels hydroalcooliques en stock depuis six mois et depuis que le ministre de la Santé a confirmé 10 cas, la demande est très forte. J’ai d’ailleurs fini mon stock de plus de 150 boites », dit-il. Les prix varient en fonction de la quantité.

Tenez par exemple, la boite de 60 ml ou 100 ml qui coûtait 500 francs CFA est passée à 1 000 francs. D’une manière générale, les majorations oscillent entre 500 francs et 1 500 voire 2 000 francs CFA.

Dans de la ville de Yaoundé, plusieurs pharmacies sont en ruptures de stock et attendant la fin de la semaine pour être approvisionner. « Les grands laboratoires ne nous ravitaillent plus puisqu’en Europe la demande est plus forte qu’au Cameroun.

Nous sommes obligés de traiter avec les Petits et Moyennes Entreprises locales qui aussi ne parviennent pas à nous satisfaire vu que la demande est très forte en ce moment. Nous nous étions pas préparés à cette pandémie », confie une pharmacienne.

Les masques communément appelés est « cache nez » se vendent également comme de petits pains. Et ce malgré la hausse des prix. « Nous n’avons plus besoin de marcher sous le soleil pour vendre nos masques. On m’appelle maintenant et je livre en grande quantité.

Bien que les Camerounais n’aient pas encore intégré le port des masques dans leurs comportements nous faisons recette. Je suis certain que d’ici la semaine prochaine nous serons en rupture de stocks », indique un vendeur.

Et d’ajouter : « les prix ont augmenté. Le masque est passé de 100 francs à 200 francs CFA. A celui de 300 à 500 voire 700, francs CFA. C’est notre heure de gloire et je suis sûr que je vais avoir un bon capital pour un autre business après cette pandémie ».

Louis Vuitton, 18 ans, vient de se procurer un important stock de « cache nez » par le biais d’une de ses tantes. Bien qu’ayant pas encore débuté la vente de sa marchandise, le jeune garçon se réjouit déjà des ventes qu’il fera.

« Ma tante voulait exporter ses masques mais comme le gouvernement a interdit cela, elle nous a donné afin qu’on puisse les écouler. Je compte commencer la vente d’ici le week end. J’ai déjà recruté cinq amis avec qui nous allons écouler le stock dans les carrefours de là ville.

Je suis certain de faire recette surtout que je ne vais pas vendre en gros mais en détail », raconte-t-il.

Source : Défis actuels

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