La région de l’Adamaoua renforce son dispositif de riposte face au risque de choléra. Réunis à Meiganga sous la supervision du gouverneur Kildadi Taguiéké Boukar, les responsables de la santé publique ont été remobilisés par le délégué régional, Guillaume Tchédélé, lors d’une rencontre de coordination de deux jours.
L’occasion de relayer les instructions du ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, prescrivant le renforcement de la surveillance épidémiologique dans toutes les formations sanitaires et aux points d’entrée de la région. Au-delà de la veille sanitaire, la réunion a permis de présenter la feuille de route régionale, avec un accent sur l’accélération de la Couverture Santé Universelle et l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant.
L’épidémie de choléra sévit à nouveau dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Selon le ministère de la Communication, 19 décès ont été enregistrés sur 585 cas détectés. « Le choléra est de retour dans nos communautés » : c’est en ces termes que le ministère de la Communication a annoncé ce 24 juillet le nouveau bilan de l’épidémie dans l’Extrême-Nord, région la plus touchée du Cameroun. Selon le Mincom, 585 cas de choléra ont été déclarés pour 19 décès.
À l’en croire, les sept districts de santé sur les 37 que compte la région sont concernés. Il s’agit de : Mada, Makary, Kousseri, Fotokol, Kolofata, Mora et Maroua. Si la riposte des autorités sanitaires est en cours, le gouvernement appelle les populations à observer les règles d’hygiène pour éviter la propagation de l’épidémie. Le plan national de lutte contre le choléra, aligné sur les objectifs de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), est mis en œuvre pour éliminer la maladie.
Mais la consommation d’eau de boisson contaminée, le manque d’infrastructures d’assainissement de base, les inondations saisonnières récurrentes et les perturbations climatiques accentuent la vulnérabilité hydrique locale.

