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Cameroun : le gouvernement ressuscite les contrats de performance pour les entreprises publiques

Les entreprises et établissements du portefeuille de l’Etat camerounais seront mis sous contrats de performance pour une période de deux ans, à compter du 1er janvier 2023, selon une circulaire du ministre des Finances Louis-Paul Motaze.

Dans une circulaire aux dirigeants desdites sociétés, il a défini le contrat de performance comme un accord formel par lequel l’Etat d’une part et l’établissement public ou l’entreprise publique d’autre part, conviennent des objectifs à atteindre par ces derniers sur une période donnée, des moyens nécessaires ainsi que des modalités d’évaluation des résultats obtenus conformément au plan de développement stratégique ou au plan d’entreprise et aux objectifs des politiques publiques.

L’Etat camerounais, note-t-on, avait déjà au milieu des années 1990, et sous la pression des bailleurs de fonds, conclu une trentaine de contrats de ce genre avec des entreprises du secteur public et parapublic dont l’évaluation reste attendue.

Le ministère a indiqué que la mise en oeuvre de cette réforme ciblait la faible performance de ces sociétés dans l’accomplissement de leurs missions statutaires et dans la génération de profits, de leur poids important sur les finances publiques ainsi que des risques budgétaires pour l’Etat.

Lesdits contrats, applicables aux 38 entreprises publiques du pays, s’inscrivent dans un horizon de trois à cinq ans, avec une évaluation à mi-parcours soit par un comité d’experts, soit par un cabinet indépendant.

A travers l’instauration de règles managériales basées sur la performance, le gouvernement camerounais se plie à une contrainte du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme économique et financier triennal 2021-2024, qui devrait entre autres permettre de se séparer des entreprises improductives, budgétivores et vivant essentiellement de subventions.

Selon la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA), à fin mars 2022, la dette directe des établissements et entreprises publics du pays était estimée à 860 milliards de francs CFA (environ 1,34 milliard de dollars américains), soit 3,4% du produit intérieur brut (PIB).

Xinhua

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