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Cacaoculture : les producteurs de Mbangassina signent un protocole pour l’amélioration de leurs conditions

La coalition municipale de Mbangassina et d’autres parties prenantes ont signé le 2 décembre 2022 un protocole d’accord pour l’amélioration de leurs conditions de vie et la culture durable du cacao.

La salle des actes de la mairie de Mbangassina a servi de cadre à la signature d’un protocole d’accord entre la coalition municipale et d’autres parties prenantes. Il s’agit d’un accord multipartite visant à mettre en œuvre les objectifs de production durable des produits agricoles et non agricoles, d’inclusion sociale et financière des communautés de Mbangassina, et de protection des ressources naturelles.

« Le but de ce protocole d’accord est l’amélioration des conditions de vie de nos populations, d’améliorer la qualité de notre cacao et les prix dans notre arrondissement », a fait savoir le maire de la Commune de Mbangassina, Bernard Mbouene.

Il faut dire que la signature de ce protocole d’accord est l’aboutissement de deux ans de travail entre la Commune et IDH – The Sustainable Trade initiative. Un préalable qui a permis, entre autres, selon le maire : « la signature d’une lettre d’intention, la mise sur pied d’une coalition municipale qui a été installée lors de cette cérémonie, et aujourd’hui c’est le protocole d’accord avec IDH. Je me réjouis en tant que premier magistrat municipal, parce qu’au vu de ce protocole, le prix du kg de cacao est vendu à Mbangassina à 1220 FCFA alors qu’il est de 1050 FCFA ailleurs ».

Agriculture durable

Cette initiative multipartite a pour but d’établir un cadre de collaboration entre les différents acteurs en vue de mobiliser les ressources techniques et financières nécessaires pour promouvoir les actions qui contribueront au développement durable de la commune de Mbangassina à l’horizon 2030.

Après la signature, la prochaine étape consiste selon les officiels, à faire recours aux techniques modernes pour augmenter la productivité en mettant en place des variétés plus productrices, mais aussi de trouver des techniques agricoles plus rentables.

Selon Joël Atangana Owona, Program Manager chez IDH, « l’objectif premier est, avec les communautés, de définir quelles sont leurs attentes dans une période définie. La période donnée ici c’est 2025-2030 en termes de production. Nous savons tous que Mbangassina est un très grand bassin de production de cacao. Comment, à travers cette production de cacao, elle peut arriver à accroitre son rendement qui est selon les statistiques de 500kg/ha.

Et comment le faire sans avoir besoin de déforester, de couper de plus en plus d’arbres ? On pense qu’il est possible de produire plus tout en restant sur les mêmes espaces, d’où les projets d’intensification et d’inclusion des jeunes pour pouvoir leur donner des revenus supplémentaires. En impliquant les femmes qui sont les productrices d’autres denrées comme les tubercules ».

La culture durable du cacao n’est pas seulement une question de bonnes affaires et de respect des forêts. Elle améliore également les revenus des producteurs, en particulier de la jeune génération : « Si les jeunes cacaoculteurs peuvent vivre décemment du cacao produit sur des superficies réduites tout en préservant les forêts environnantes, alors il y aura une continuité de l’approvisionnement et le Cameroun en tant que pays pourra continuer à profiter des avantages de ce secteur important » explique Alexis Koundi, le président de la Confédération nationale des producteurs de cacao du Cameroun.

En rappel, IDH est un organisme de droit néerlandais qui aide la commune à avoir des partenaires. Son rôle est de rappeler au secteur privé qui est le premier acteur dans la Commune qu’il a pris des engagements – pour la plupart de ces grandes entreprises à l’international – et comment ces engagements sont traduits au niveau local.

A propos du Green Commodity Landscape Program (GCLP)

Le Green Commodity Landscape Program (GCLP), est un programme mis en œuvre par IDH – The Sustainable Trade initiative, et qui rassemble diverses parties prenantes au niveau communautaire, pour co-définir et mettre en œuvre conjointement, des plans d’action qui contribueront à la protection des forêts, une production durable et des moyens de subsistance améliorés pour les agriculteurs et les communautés locales.

Otric NGON

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