Chi David Ndoh, premier adjoint au maire de la ville de Bamenda, est sorti indemne après que des hommes armés ont ouvert le feu sur son véhicule à Mulang, le vendredi 9 octobre 2026.
Selon des sources locales, M. Ndoh se dirigeait vers les bureaux du conseil municipal de Bamenda, empruntant une route en mauvais état, lorsque la fusillade a éclaté. Plusieurs balles ont atteint le véhicule, endommageant les vitres et la carrosserie.
L’identité et les motivations des assaillants demeurent inconnues. Les informations disponibles ne permettent pas d’établir qui est responsable de l’attaque.
Un véhicule précédemment utilisé par le maire de la ville
Des témoignages locaux indiquent que le véhicule avait été utilisé auparavant par le maire de Bamenda avant d’être mis à la disposition de M. Ndoh. Ces antécédents ne permettent pas de déterminer si les assaillants visaient spécifiquement M. Ndoh ou s’ils associaient le véhicule à son précédent occupant.
Le conseil municipal de Bamenda compte deux adjoints au maire. M. Ndoh, le premier adjoint, est affilié au parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), tandis que le second adjoint appartient au parti d’opposition, le Social Democratic Front (SDF).
Il n’est pas établi si les deux adjoints disposent de véhicules de fonction officiels ou si la voiture visée lors de l’attaque était la seule attribuée à un adjoint au maire.
Une fusillade survenant après les assurances sécuritaires de M. Atanga Nji
L’attaque signalée a eu lieu quatre jours après que le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a présidé une réunion sur la sécurité à Bamenda, le 5 octobre.
À l’issue de la réunion, M. Atanga Nji avait déclaré que la situation sécuritaire dans la région du Nord-Ouest était globalement sous contrôle. Il avait toutefois reconnu l’existence de poches de résistance séparatiste armée et appelé à une vigilance constante ainsi qu’à la coopération avec les forces de sécurité.
Cette fusillade met en évidence les limites de ces assurances : un haut responsable municipal a essuyé des tirs alors qu’il se rendait à son bureau, malgré l’évaluation ministérielle selon laquelle la sécurité était largement maîtrisée.
Cependant, les assaillants n’ont pas été identifiés et l’incident ne peut être attribué aux combattants séparatistes sur la base des informations actuellement disponibles.
Insécurité et dégradation des routes à Bamenda
Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest du Cameroun, est touchée par la crise anglophone depuis près d’une décennie. La violence armée continue de menacer les civils et les responsables locaux. Pour les habitants, l’attaque signalée renforce les inquiétudes liées aux déplacements dans une ville où l’insécurité et le mauvais état des routes compliquent les trajets quotidiens.
L’état dégradé de la voie mentionné dans les récits de la fusillade met également en lumière les problèmes d’infrastructure auxquels sont confrontées les personnes souhaitant accéder aux services municipaux.
Des questions subsistent quant aux auteurs de l’attaque, aux raisons pour lesquelles le véhicule a été pris pour cible et aux mesures qui seront prises pour protéger les usagers de cette route menant aux bureaux de l’administration municipale.

