Les développements autour de l’affaire Martinez Zogo continuent de susciter des réactions au Cameroun.
Dans une publication, Boney Philippe, directeur général des médias de Vision 4, dénonce des intimidations et des représailles présumées visant, selon lui, à entraver la manifestation de la vérité dans ce dossier, tout en exprimant des inquiétudes pour la sécurité du colonel de gendarmerie Parfait Ayissi Nanga, présenté comme un témoin clé de la procédure.
« Intimidation, représailles, règlements de comptes… », écrit Boney Philippe, qui établit un lien entre les mouvements de magistrats intervenus dans le cadre de cette affaire et ce qu’il considère comme une volonté de faire pression sur certains acteurs de la procédure.
L’auteur évoque notamment le remplacement de magistrats, parfois suivi d’affectations qu’il qualifie de « disciplinaires ». Il estime que ces changements, dont les motivations restent à établir sur la base d’éléments vérifiables, pouvaient encore donner lieu à plusieurs interprétations.
« Intimidation, représailles, règlements de comptes…
Si le remplacement, parfois suivi de l’affectation « disciplinaire »de magistrats dans le cadre de l’affaire Martinez Zogo, pouvait encore prêter à équivoque quant aux raisons de ces mouvements (règlements de comptes, représailles et intimidations), la tentative de musellement du colonel Ayissi Nanga, témoin clé du dossier, ce week-end, est venue confirmer ce dont, en réalité, plus personne ne doute : l’orchestration d’une machine aux mains de puissants, et qui neutralise toute possibilité de manifestation de la vérité.
Comment ont-ils pu espérer faire taire un acteur aussi important de la procédure sans provoquer une réaction énergique de l’opinion publique et du… père de la Nation, à travers le MINDEF ? Cela frise tout simplement le désespoir.
Mais restons vigilants. La vie de cet officier supérieur de la gendarmerie reste en danger, tout comme celle de plusieurs personnes qui s’intéressent à cette affaire », écrit Boney Philippe.

