La délégation régionale des Transports de l’Extrême-Nord a engagé des descentes inopinées dans les gares routières de la région. Objectif, imposer le respect strict des mesures d’hygiène, en riposte à l’épidémie de choléra déclarée depuis peu.
Des équipes contrôlent la désinfection des véhicules, l’entretien des latrines, la suppression des eaux stagnantes et le transport des denrées alimentaires. Il faut dire que les services publics régionaux sont en alerte, alors que 585 cas et 19 décès ont déjà été recensés.
Face à la recrudescence des cas de choléra dans la région de l’Extrême-Nord, le sous-préfet de l’arrondissement de Maroua 1ᵉʳ, Dr Atkhalaï Denis, a conduit une vaste campagne de sensibilisation dans plusieurs quartiers de son unité administrative.
Accompagnée des responsables des services de santé ainsi que des structures d’encadrement des jeunes, l’autorité administrative a exhorté les populations à participer activement à l’opération « Jeudi propre », dont l’application connaît un relâchement ces derniers temps dans la ville de Maroua.
Au cours de cette descente sur le terrain, la délégation a rappelé que le respect des règles d’hygiène et d’assainissement constitue l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir la propagation du choléra. Les habitants ont ainsi été invités à maintenir leur cadre de vie propre, à éliminer les eaux stagnantes et à adopter les gestes d’hygiène recommandés afin de protéger leurs familles et leurs communautés.
La région de l’Extrême-Nord fait face à une recrudescence préoccupante de l’épidémie de choléra. Face à la gravité de la situation, les districts de santé de Mada et de Makary ont été déclarés en état d’épidémie par les autorités sanitaires.
La propagation de la maladie est fortement favorisée par le manque criant d’accès à l’eau potable et le déficit d’infrastructures d’assainissement de base dans plusieurs localités. En cette période de saison des pluies, les populations locales restent particulièrement exposées à la contamination des points d’eau de fortune, ce qui accélère la transmission du vibrion cholérique.
Pour contrer cette menace, les autorités sanitaires ont immédiatement renforcé la surveillance épidémiologique, la prise en charge des malades ainsi que la sensibilisation des communautés aux pratiques d’hygiène. De plus, la gratuité des soins a été instaurée dans toutes les zones touchées afin de faciliter l’accès aux traitements et de limiter au maximum les pertes en vies humaines.

