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Yaoundé : des églises non conformes rouvrent après leur fermeture

Certaines églises non enregistrées auraient repris leurs activités à peine deux mois après leur mise sous scellés par le préfet de Yaoundé V.

L’édition de vendredi du journal The Post rapporte que certaines de ces églises ont payé 300 000 FCFA chacune pour que les autorités locales les lèvent.

Le préfet avait auparavant mis sous scellés plus de 200 églises sur ordre du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Ce dernier avait fermement condamné la prolifération d’églises opérant sans autorisation préalable de la présidence.

« Que toute église non enregistrée ferme avant que je ne m’en occupe », a averti Atanga Nji. « Seul le chef de l’État a le droit d’autoriser une église au Cameroun », a-t-il souligné.

Seulement 47 églises officiellement enregistrées

Malgré la présence importante d’églises à travers le pays, seules 47 sont officiellement enregistrées. En revanche, plus de 10 000 églises seraient en activité au Cameroun, dont beaucoup sans autorisation officielle.

Pour obtenir un statut légal, les églises doivent soumettre des documents au ministère de l’Administration territoriale. Ce dernier transmet ensuite les dossiers à la présidence pour approbation finale. Jusqu’à récemment, les autorités semblaient tolérer leurs activités malgré l’absence d’enregistrement.

Une source a indiqué que certaines églises avaient déjà soumis leurs documents et attendaient simplement l’approbation. C’est une explication avancée pour expliquer la reprise de leurs services malgré la répression antérieure.

Cependant, on ignore encore à qui profitent les prétendus paiements versés pour la réouverture de ces églises : s’agit-il de fonds versés à l’État ou à des membres de l’administration.

Ce n’est pas la première répression

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement camerounais lance une répression contre les églises non autorisées. Des efforts similaires avaient été déployés il y a plusieurs années, bien que l’application de la loi semble inégale.

Malgré les tentatives précédentes de répression contre les églises non enregistrées, leur nombre n’a cessé de croître, ce qui soulève des questions quant à l’efficacité et à la pérennité des mesures de contrôle actuelles.

Il reste à voir si ces dernières actions marquent un changement durable de la politique gouvernementale ou s’il s’agit simplement d’une nouvelle intervention temporaire.

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