Des familles d’étudiants camerounais admis dans des établissements d’enseignement supérieur privés en France ont annoncé une marche pacifique le 14 juillet devant l’ambassade de France à Yaoundé pour protester contre le durcissement des conditions financières exigées pour l’obtention des visas étudiants.
Regroupées au sein du Collectif pour l’Accès aux Projets d’Études (CAP Études), elles dénoncent une nouvelle exigence imposée, selon elles, aux candidats admis dans des établissements privés français : justifier, avant même l’instruction ou la délivrance du visa, du paiement intégral des frais de scolarité ou du blocage sur un compte bancaire d’un montant équivalent.
Dans un communiqué, le collectif estime que cette mesure marque une rupture avec les pratiques jusque-là appliquées, fondées sur la justification de ressources suffisantes pour le séjour, notamment au moyen d’un compte bloqué (AVI), d’un garant financier ou du versement d’un acompte lorsque celui-ci était prévu par l’établissement d’accueil.
Les familles disent craindre que cette évolution ne compromette les projets d’études de nombreux candidats, en particulier ceux issus des classes moyennes, incapables de mobiliser en une seule fois des sommes parfois élevées malgré leur capacité à financer leur parcours.
Campus France Cameroun a confirmé, dans une publication diffusée le 9 juillet sur sa page Facebook, que les candidats admis dans des établissements privés doivent désormais présenter la preuve du paiement intégral des frais de scolarité ou d’un montant équivalent immobilisé sur un compte bancaire, à l’exception des mobilités encadrées.
Cette évolution a suscité des réactions parmi plusieurs acteurs de la mobilité étudiante, qui s’interrogent sur ses conséquences pour l’accès des étudiants camerounais aux établissements privés français.
CAP Études affirme que sa démarche ne vise pas à contester le droit des autorités françaises de fixer les conditions de délivrance des visas, mais à ouvrir un dialogue avec les autorités consulaires sur les modalités d’application de ces nouvelles garanties financières.

