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VIH pédiatrique : ce que le Cameroun fait… et ce qui inquiète encore

VIH pédiatrique
VIH pédiatrique (c) Sidaction

Si contracter une maladie mortelle était un concours d’entrée, aucune personne sensée ne s’y inscrirait, a déclaré le Dr Ketchaji Alice, chef du service de lutte contre le VIH/SIDA au ministère de la Santé publique. Elle s’exprimait récemment lors d’un entretien avec The Post.

Selon elle, des malheurs imprévus peuvent survenir de manière inattendue sur le chemin de la vie ou de celui de nos proches, dans ce monde imparfait, vers un lieu de perfection illusoire, un eldorado que l’on appelle le paradis.

« Nous ramassons des germes, des virus et même des démons dans les rues sales et insalubres, mais cela ne signifie pas que la vie est finie. Quel que soit le nom de la maladie contractée, VIH/SIDA, hépatite, chlamydia, gonorrhée, etc., l’important est de faire des efforts pour rester en bonne santé et protéger nos enfants », a-t-elle affirmé, ajoutant : « C’est pourquoi le gouvernement camerounais, en collaboration avec les médias et les autres acteurs concernés, sensibilise la population et défend la santé de nos enfants et des bébés à naître. »

La médecin a insisté sur le fait que chaque femme enceinte devrait se faire dépister pour le VIH et d’autres infections. En cas de test positif, elle a souligné l’importance de suivre un traitement rigoureux afin de protéger la vie de son bébé à naître et de garantir qu’il naisse indemne de la maladie.

Si, malgré ces précautions, l’enfant naît infecté, elle a conseillé aux parents de veiller à suivre scrupuleusement le traitement, en respectant les rendez-vous médicaux et en s’assurant que l’enfant prenne les antirétroviraux à la dose prescrite.

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Le Dr Ketchaji Alice a déclaré que malgré les nombreuses stratégies et interventions mises en place au Cameroun, la prise en charge des enfants de moins de 15 ans reste un enjeu de santé publique, contrairement à celle des adultes.

« Si l’on observe la prévalence du VIH/SIDA dans la population générale, on constate qu’elle a diminué entre 2004 et 2017 », a-t-elle affirmé. Cependant, les indicateurs de santé à l’horizon 2024 révèlent que plus de 35 % des enfants ne sont pas dépistés, ce qui signifie que ces enfants vivent au sein de leurs communautés sans être identifiés.

Pour elle, parmi les personnes dont l’état de santé a été identifié, plus de 80 % ont été mises sous traitement et plus de 30 % ont une charge virale indétectable.

En 2023 et début 2024, une activité nationale appelée « Recherche pédiatrique » a été lancée. Ce dispositif vise à améliorer les indicateurs pédiatriques au Cameroun.

Déployée dans tous les districts sanitaires, principalement au sein des communautés, cette activité consiste à collaborer avec les responsables communautaires afin d’obtenir, auprès des établissements de santé, la liste des mères vivant avec le VIH ayant accouché dans un centre de santé mais n’ayant pas fait tester leur enfant.

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Grâce à ces données, il est possible de recenser les enfants et de leur apporter une prise en charge, permettant ainsi un suivi médical optimal.

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