Financé par l’UNICEF et mis en œuvre par Seed of Health And Development (SHAD), le projet d’amélioration de l’accès aux services de vaccination et de nutrition dans la région du Centre affiche des résultats encourageants après sept mois d’activités. La restitution s’est tenue le 27 février à Yaoundé.
L’amélioration de la couverture vaccinale et nutritionnelle se confirme dans six districts de santé de la région du Centre. En sept mois, 1 852 enfants ont bénéficié d’une supplémentation en vitamine A, 387 enfants « zéro dose » ont été rattrapés et 241 adolescentes vaccinées contre le HPV.
Ces résultats ont été présentés le 27 février à la délégation régionale de la Santé publique pour le Centre, lors d’un atelier présidé par le coordonnateur de SHAD, en présence des responsables des districts sanitaires et des représentants du ministère de la Santé publique.
Financé par l’UNICEF, le projet cible notamment les aires de santé de Nlongkak (DS Djoungolo), Mokolo (DS Cité Verte) et Mimboman (DS Nkoldongo), identifiées pour leurs faibles performances en matière de vaccination et de nutrition.
L’approche centrée sur l’humain (Human-Centered Design) a permis d’associer étroitement les communautés à l’identification des obstacles et à la co-construction de solutions adaptées aux réalités locales.

Des indicateurs en progression dans six districts de santé
Entre février et décembre 2025, plusieurs indicateurs ont évolué positivement. La supplémentation en vitamine A est passée de 1 763 à 2 220 bénéficiaires, la vaccination anti-HPV de 646 à 1 196 et les mises sous protocole de 747 à 1 097. Les cas référés ont également augmenté, de 24 à 95. Seule la supplémentation en fer-acide folique enregistre un recul, passant de 240 à 136 bénéficiaires.
Au total, 322 feedbacks communautaires ont été collectés, dont 50 % portent sur la plateforme SBC et 16 % sur la vaccination. Sur le terrain, les équipes ont conduit des enquêtes rapides, organisé des ateliers de co-création et des dialogues communautaires, mené des plaidoyers auprès des autorités sanitaires et des leaders locaux, et renforcé la communication interpersonnelle ainsi que le suivi des données. Des séances de vaccination de rattrapage ont également été déployées.
En matière de nutrition néonatale, 347 cas de mise au sein précoce ont été enregistrés. Par ailleurs, 114 adolescentes ont bénéficié d’une supplémentation en fer-acide folique.
Les participants ont salué la synergie entre SHAD et les districts de santé, ainsi que l’intégration progressive des activités au sein des services de routine. Des défis persistent toutefois, notamment la lutte contre les rumeurs et la disponibilité continue des intrants nutritionnels.
À terme, le projet vise une augmentation d’au moins 15 % de la couverture vaccinale chez les enfants zéro dose, une hausse de 10 % du taux de vaccination contre le HPV et une amélioration de 15 % de la supplémentation en vitamine A. Les acteurs ont réaffirmé leur engagement à consolider ces acquis pour rapprocher durablement les services essentiels des populations les plus vulnérables.







