Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale affirme que le congé du président de la République, Paul Biya, pourrait durer 80 jours légalement selon le Code du travail.
Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, est monté au créneau pour défendre la position du gouvernement sur l’absence prolongée du président Paul Biya du territoire national. Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, il affirme qu’il n’existe « aucune vacance du pouvoir » et dénonce ce qu’il qualifie de campagne de désinformation autour de l’état et de la situation du chef de l’État.
Cette prise de parole intervient alors que l’absence du président de la République, entamée depuis plus de cinquante jours dans le cadre d’un séjour privé à l’étranger, continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique. Plusieurs observateurs et responsables politiques ont soulevé des interrogations sur la continuité du pouvoir, tandis que le gouvernement maintient que les institutions fonctionnent normalement.
Lire la déclaration de Grégoire Owona :
« VACANCE DU POUVOIR À YAOUNDÉ
J’ai suivi avec intérêt les propos d’un journaliste, par ailleurs talentueux, sur les antennes de RFI toute la journée d’hier, essayant de discréditer le communiqué du ministre d’État, FAME NDONGO, sur la non-vacance du pouvoir à Yaoundé suite à l’absence du territoire de plus de 50 jours du président de la République. Les experts du weekend nous ont abreuvés de la même chose sur tous les plateaux de télévision et studios des radios. Nous comprenons l’excitation de certains Camerounais à vouloir faire feu de tout bois et ceci nous le mettons sur le compte de l’émulation démocratique et de la jouissance légitime de la liberté d’expression rendues possibles aux Camerounais depuis des années par la volonté, la décision et les actes de PAUL BIYA !
Mais nous nous interrogeons aussi sur l’opportunité de JEUN-À-FRIC de toujours s’engouffrer dans la propagation de MENSONGES DE TOUTES SORTES sur notre beau pays, amalgamés dans une désinformation cousue de fil blanc cachant mal des commanditaires tapis dans l’ombre. Bien relayés par une certaine presse locale et abondante. Nous nous posons les mêmes questions sur ces professionnels des plateaux de télévision et radios du weekend ! Que dire de ces champions du Web qui annoncent des hospitalisations imaginaires, des retours à la pelle chaque fin de semaine…
Nous voulons vous rappeler les dispositions du droit du travail en affirmant que c’est le ministre d’État qui est dans la VÉRITÉ : il n’y a aucune vacance de pouvoir à Yaoundé. Le gouvernement est au travail. S. E. PAUL BIYA, élu par le peuple camerounais et payé par lui, est un travailleur qui a droit à son congé annuel. Son employeur est tenu de le lui accorder. Il a pris soin d’informer son employeur au départ et en fera autant à son retour. Il me pardonnera de le ramener au rang de salarié de la République, avec des contrats à durée déterminée depuis 1982.
Il a donc droit à un congé annuel qu’il serait, pourquoi pas, en train de prendre et qui pourrait durer 80 jours légalement (voir loi régissant Code du Travail). GAME OVER ! Ne nous rappelez pas, s’il vous plaît, ce débat sans objet sur le mandat impératif avec votre histoire de vacance du pouvoir ! Dans aucun pays au monde, on ne peut priver un salarié ou/et un travailleur, fût-il Président de la République, de ses congés et le critiquer de choisir l’endroit où il en jouirait, tout en travaillant cependant, car le pays ne s’arrête jamais et l’on constate les décrets qu’il signe régulièrement, voire presque tous les jours ».

