La construction de la ligne à grande vitesse qui reliera Bordeaux à Toulouse divise les habitants. Leur colère s’est encore accrue lorsqu’ils ont découvert qu’ils allaient devoir payer quelques taxes foncières supplémentaires pour financer les 300 km de lignes.
Depuis près de 20 ans, Philippe Gaillard s’oppose à la future ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse, qui devrait passer à quelques centaines de mètres seulement de sa maison girondine. Pourtant cette année, il devra payer une nouvelle taxe pour la financer. « Il ne faut pas oublier que depuis 40 ans, nos enfants, nos petits-enfants, ont payé une taxe pour ce projet complètement irréel ». Le retraité paiera ainsi 0,4 % de taxe foncière supplémentaire, soit environ 7 euros par an.
Philippe Gaillard juge également les travaux, estimés à 14,3 milliards d’euros, trop chers. « Ce sera un gouffre financier monumental puisque la route existe déjà. Il suffit de la restaurer, de l’améliorer », il croit. Mais la Gironde n’est pas la seule région concernée : tous les habitants situés à moins d’une heure d’une des gares devront également s’en acquitter. Au total, cette nouvelle taxe devrait rapporter 29,5 millions d’euros par an pour une ligne à grande vitesse qui n’est pas prévue avant 2032.

