Alors que ce mécanisme de contrôle des prix doit prendre fin le 30 juin, l’association CLCV suggère à Emmanuel Macron d’envisager de le maintenir encore deux ans, afin de « branler la tempête » de la crise énergétique.
Dans une lettre adressée au président de la République en décembre et rendue publique le 10 janvier après être « restée sans réponse à ce jour », l’association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) lui demande de reporter de deux ans la fin de la tarif réglementé de vente de gaz aux particuliers, prévu le 30 juin, en affirmant son « caractère protecteur » dans un marché devenu, selon lui, « toxique ».
A partir du 1er juillet, « 2,6 millions de foyers devront renoncer au tarif réglementé du gaz et souscrire à une offre de marché », rappelle l’association, selon laquelle « le tarif réglementé cessera bien sûr d’être la référence concrète pour l’indexation de nombreux offres de marché ».
Selon l’association, les copropriétés ou les HLM (logements sociaux) qui, contrairement aux ménages, ne bénéficient pas de tarifs réglementés, sont déjà pénalisés : s’ils peuvent demander une aide a posteriori, cela n’absorbe pas la hausse des prix. « Les fournisseurs d’énergie versent la subvention au client parfois avec un délai long et aléatoire en copropriété », souligne l’association qui observe également « une rareté des offres » et des « tarifs très élevés ».
De fait, « la crise a mis en lumière une nouvelle qualité des tarifs réglementés de vente, en électricité et en gaz, qui est tout simplement celle de la sécurité contractuelle », plaide-t-elle. La crise a aussi illustré le fait qu’un tarif peut à tout moment être modifié de manière radicale », souligne l’association dans sa lettre. Dans le communiqué accompagnant sa…

