Député des Français en Suisse, Marc Ferracci a affirmé lors d’un débat sur France 5 que les protections modernes dont disposent les carreleurs rendent leur métier moins pénible, affirmant s’appuyer sur des témoignages de terrain.
Une nouvelle justification risquée de la réforme des retraites ? Sur le plateau de l’émission C’est ce soir diffusé sur France 5 le 9 janvier, Marc Ferracci, député des Français de l’étranger établi en Suisse et au Liechtenstein et vice-président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, a assuré que « les choses évoluent » pour certains métiers difficiles, plutôt dans le bonne direction selon lui.
« Un carreleur aujourd’hui […] a accès à des protections pour ses genoux qu’il n’avait pas il y a 15 ou 20 ans », a-t-il ainsi illustré. « Mais il est encore squatté toute la journée », a interrompu l’ancien syndicaliste et eurodéputé Edouard Martin. Plus tard dans l’émission, ce dernier a cité le cas d’un carreleur de 48 ans. « Je peux vous assurer qu’il a été abîmé comme pas possible, même avec les genouillères il n’ira même pas jusqu’à 60 ans », a souligné l’ancien métallurgiste.
Marc Ferracci a pour sa part soutenu que ce métier était autrefois moins exposé, avec des pathologies désormais « moins fortes ». « J’ai parlé avec des carreleurs qui m’en ont parlé, qui ont fait toute une carrière », a déclaré le député, avant de se prononcer, plus généralement, sur des mesures de prévention de la pénibilité et sur une reconversion plus professionnelle. facile.
Devenir camionneur à 45 ans ?
Il est ainsi impossible, selon lui, de « frapper la ferraille » avant 65 ans. Donc, « à 45 ans, il faut pouvoir se reconvertir et faire autre chose », a-t-il ajouté, citant en exemple un moins métier pénible celui de « camionneur, ou quoi que…

