
Décidément, l’année 2023 s’annonce très difficile pour les consommateurs. Carburant, électricité, gaz… Depuis le Covid, puis la guerre en Ukraine, les prix de l’énergie n’ont cessé de s’envoler. Côté gaz, le tarif réglementé (TRVg) prendra fin pour les particuliers le 30 juin. Et la facture s’annonce lourde, avec, potentiellement, des hausses pour certaines de plus de 50 %… Sans attendre, les associations de consommateurs tirent la sonnette d’alarme. L’un d’eux, l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV) vient d’adresser un courrier à Emmanuel Macron. Elle demande notamment au président de repousser l’échéance d’un an ou deux, invoquant le « caractère protecteur » du tarif réglementé dans un marché devenu « toxique ».
Selon François Carlier, délégué général de la CLCV, c’est une question de bon sens. « Cela nous semble une solution pragmatique pour éviter les accidents, il dit. Car, pour les 2,6 millions de foyers, lorsqu’ils seront contraints de sortir de ce tarif en mai-juin, il y aura un gros risque de casse. » Il rappelle : « Quand les ménages ne sont pas au tarif réglementé, ils sont sur des offres qui peuvent du coup augmenter de 50, 60, voire 70 % ! »
« réduire l’exposition des consommateurs »
La fin du tarif réglementé du gaz pour les particuliers résulte d’une décision du Conseil d’État du 19 juillet 2017, sur saisine des fournisseurs alternatifs. « L’expérience de la crise énergétique montre à quel point cette décision était erronée », dénonce la CLCV. Et expliquez : « Le tarif réglementé est reconnu au niveau communautaire pour sa capacité à réduire l’exposition des consommateurs à la volatilité des prix de gros. » Cependant, le Conseil d’Etat a estimé que ce tarif ne servait à rien. La crise actuelle, en particulier, prouve le contraire. « Sa particularité est qu’un tarif peut être modifié à tout moment de manière radicale et…

