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Serge Espoir Matomba : « Non, Jeune Afrique, le Cameroun n’a pas l’opposition la plus bête d’Afrique »

Le secrétaire général du PURS, Serge Espoir Matomba, n’a pas tardé à réagir à une analyse de Jeune Afrique qui qualifiait l’opposition camerounaise de « plus bête d’Afrique ».

Dans un texte au ton offensif, il balaie cette accusation et dénonce ce qu’il considère comme une opération de communication orchestrée. « Non, Jeune Afrique, le Cameroun n’a pas l’opposition la plus bête d’Afrique », écrit-il d’emblée, avant de pointer du doigt les influences étrangères qui, selon lui, tentent de manipuler le jeu politique local.

L’opposant accuse sans détour certaines puissances occidentales d’instrumentaliser la scène politique camerounaise. « Certains parmi les candidats déclarés à la présidentielle ont bénéficié du soutien direct ou indirect de puissances étrangères : la France, l’Union européenne, et quelques fondations très identifiées », affirme-t-il.

Il ajoute qu’« une partie de cette stratégie consiste à fabriquer une opposition sous tutelle, calibrée pour servir les intérêts de ceux qui, depuis des décennies, pillent les richesses du Cameroun ».

Une déclaration qui met en lumière, selon lui, la volonté de certaines chancelleries d’imposer une « alternative unique » au détriment de la souveraineté nationale.

Dans sa riposte, Serge Espoir Matomba conteste également l’idée d’une opposition camerounaise incapable de s’unir. « Contrairement à ce que certains veulent faire croire, des discussions ont bel et bien lieu entre plusieurs partis d’opposition. Des équipes travaillent. Des stratégies se construisent », souligne-t-il, tout en fustigeant la campagne de dénigrement menée par certains médias.

Pour lui, les concertations doivent être respectées et non tournées en dérision : « L’avenir du Cameroun ne se décide pas sur un coup de tête, ni sous la pression de chancelleries étrangères, encore moins sous les diktats de médias partisans. »

Enfin, l’opposant prend soin de rappeler que la pluralité des candidatures n’est pas un signe de faiblesse, mais une réalité démocratique. « Dans aucun pays au monde, une élection présidentielle ne se joue avec deux candidats uniques. Même en France, ce schéma n’a jamais existé », rappelle-t-il, avant de citer l’exemple sénégalais : « Bassirou Diomaye Faye a remporté les élections face à plusieurs coalitions, dont la plus puissante, celle du pouvoir. Lui n’était dans aucune coalition ; il a été porté par le peuple. »

En filigrane, Matomba appelle donc à ne pas insulter « l’intelligence des Camerounais » en réduisant leur opposition à une caricature.

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