septième mobilisation des opposants à la réforme des retraites

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Les syndicats appellent à un nouveau coup de poing sur le pavé samedi à travers la France contre la réforme des retraites avant une semaine cruciale au cours de laquelle le gouvernement espère voir la réforme définitivement adoptée.

Septième tour pour les opposants à la réforme des retraites. Les syndicats appellent à nouveau à manifester samedi 11 mars contre le projet de loi du gouvernement. Ils comptent sur une nouvelle démonstration de force en ce début de semaine cruciale, où le gouvernement espère voir la réforme définitivement adoptée après un parcours parlementaire chaotique.

« Je suis toujours très déterminée parce qu’on a l’expérience des lois passées qui ont ensuite été abrogées », assure Élodie Boussarie, une enseignante marseillaise syndiquée au SUD, rencontrée vendredi lors d’une action pour bloquer un péage urbain.

« Nous ne baissons pas les bras et nous continuerons le combat jusqu’à ce que le projet de réforme soit purement et simplement abandonné », renchérit Virginie Akliouat, de la FSU, au même endroit.

Pour contrer « l’opposition méthodique » de la gauche, le ministre du Travail Olivier Dussopt a dégainé vendredi, avec l’assentiment de la majorité de droite, l’arme constitutionnelle du vote unique devant le Sénat qui devra se prononcer en une seule fois sur la totalité de la facture.

La date limite est prévue dimanche à minuit. Une commission paritaire mixte doit se réunir mercredi avant un vote final dans la foulée dans les deux chambres.

L’ombre du 49.3 plane sur le Parlement

Mais il semble incertain que le gouvernement parvienne à trouver une majorité de députés pour approuver le texte, et il pourrait recourir une nouvelle fois à l’article 49.3 (adoption sans vote), ce qui le placerait dans une situation politique périlleuse.

« Recourir au 49.3 pour un projet de loi qui n’a pas été discuté serait une forme inacceptable de blocage démocratique », a prévenu Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, mardi lors de la précédente journée d’action.

« Quand des millions de personnes sont dans la rue (…), quand il y a des grèves et qu’il n’y a rien en face, le silence, les gens se disent +qu’est-ce qu’il faut faire avec plus pour se faire entendre+ », a déploré vendredi matin le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

L’intersyndicale a en effet arrêté en vain Emmanuel Macron. En réponse à la demande écrite des syndicats de les recevoir « de toute urgence », il ne leur a pas proposé de rendez-vous vendredi, expliquant vouloir « préserver le temps parlementaire », tout en assurant être « à (leur) écoute ».

« On pense qu’il y aura encore beaucoup de monde dans la rue car le refus de Macron d’accepter la lettre intersyndicale, le fait d’accélérer la procédure de vote au Sénat, donne tout de même le signe d’une sorte de fuite en avant de Nous pensons qu’il va…

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