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Scandale au MINEFOP : 20 boursiers camerounais abandonnés à leur sort au Maroc

Vingt jeunes Camerounais envoyés au Maroc dans le cadre d’un programme de coopération supervisé par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP) tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme.

Leur formation est terminée, mais leurs conditions de vie sont devenues insoutenables. Promis à une allocation mensuelle de 100 000 FCFA, ces étudiants n’auraient perçu que quatre mois de bourse sur deux ans. Résultat : certains, incapables de payer un toit, dorment désormais dehors, loin de leur pays et de toute assistance officielle.

Les faits, révélés par Équinoxe TV le 11 novembre 2025, témoignent d’un échec flagrant de la gestion des bourses à l’étranger. Les étudiants affirment avoir multiplié les courriers et appels à l’Ambassade du Cameroun au Maroc et au MINEFOP, sans la moindre réponse concrète.

« Nous ne demandons pas l’aumône, seulement le respect des engagements pris avant notre départ », a confié l’un d’eux, la voix brisée par la fatigue. L’Ambassade, de son côté, dit avoir relayé la situation à Yaoundé à plusieurs reprises — en vain.

Ce mutisme institutionnel soulève une question de fond : comment un État peut-il envoyer ses jeunes se former à l’étranger sans assurer leur suivi élémentaire ? En science politique, l’État est le garant du bien-être de ses citoyens, où qu’ils se trouvent.

Or, dans ce dossier, l’administration camerounaise semble s’être retranchée derrière son habituelle lenteur bureaucratique, laissant ces étudiants affronter la précarité, la faim et l’humiliation dans un pays étranger.

Au-delà du drame humain, cette affaire met à nu les failles d’un système où les promesses ministérielles s’évaporent une fois les caméras éteintes.

Ces vingt boursiers ne demandent qu’à rentrer dignement ou à percevoir leurs dus. Leur cri de détresse, adressé aux « chefs, mamans et papas du Cameroun », résonne comme un test moral pour un gouvernement qui affirme placer la jeunesse au cœur de ses priorités. Le temps des communiqués n’a que trop duré : il est urgent d’agir.

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