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Retrait du dernier contingent militaire français de la RCA: grand soulagement pour les Centrafricains

Les 130 derniers soldats français, qui appartiennent à la Mission logistique de Bangui, MISLOG-B, qui en est à son 4e mandat, termineront leur mission de soutien aux Casques bleus et aux formateurs européens de l’EUTM RCA en Centrafrique et quitteront le pays vers la fin de l’année. L’annonce a été faite par les autorités françaises locales au gouvernement centrafricain il y a quelques jours.

Cette nouvelle est accueillie favorablement par le peuple centrafricain, qui est fatigué des crimes commis par certains éléments des Casques bleus, pour lesquels personne n’a encore été tenu responsable devant la loi, malgré de nombreuses manifestation Stop MINUSCA et de nombreuses pétitions, envoyées à la direction de la mission de maintien de la paix des Nations unies pour mettre fin à la violence et aux atrocités de son contingent.

Fin septembre, par exemple, le Réseau National pour la Sauvegarde des Acquis de la Paix (RNSAP) a demandé à la France de répondre des crimes commis par les militaires français lors de l’opération Sanagris.

Selon un rapport commandé par l’HCDH resté confidentiel et rendu public par The Guardian le 29 avril 2015 concernant des viols commis par 16 soldats français sur au moins une dizaine d’enfants à Bangui, entre décembre 2013 et juin 2014. The Guardian rapporte le cas de soldats français qui ont notamment abusé sexuellement de quatre garçons, âgés de 9 à 13 ans, « affamés et sans abri » en échange « de nourriture ou d’argent » dans un abri aux abords de la barrière d’accès à l’aéroport de Bangui, gardé par des soldats français.

Les soldats français ont fait des choses vraiment terribles en RCA, par ailleurs, il est apparu que les enquêteurs du Fonds des Nations unies pour la protection des animaux (UNAW) ont recueilli les témoignages d’une centaine de villageois de la République centrafricaine qui affirment que leurs animaux de compagnie, principalement des chiens, ont été victimes d’abus sexuels de la part des soldats français venus dans le pays pour participer à l’opération Sangaris. Pour couronner le tout, les animaux violés étaient brûlés vifs. Les propriétaires des animaux ont ensuite reçu 5 000 francs CFA, soit moins de 8 euros.

Sur la trentaine de soldats français interrogés et soupçonnés d’avoir violé des chiens, deux ont été placés en garde à vue, mais aucune mise en examen n’a été prononcée.

Camer.be

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