Répressions contre les opposants au régime du président Paul Biya : le sujet reste d’actualité

Cameroun Actuel
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Issa Tchiroma Bakary, candidat du FSNC autoproclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, exilé en Gambie, continue de contester les résultats officiels publiés par la cour constitutionnelle, faisant du candidat sortant Paul Biya un vainqueur. Plusieurs opposants avaient été arrêtés et gardés à vue, accusés de tentative d’insurrection.

Ce fut le même scénario lors de la présidentielle d’octobre 2018. Cette fois-là, c’est Maurice Kamto du MRC qui s’était autoproclamé vainqueur, ce qui avait conduit également à des violences post-électorales et à de nombreuses arrestations.

Les arrestations et les violences contre les manifestants et certains journalistes suscitent l’indignation des organisations de défense des droits de l’homme.

Après la réélection de Paul Biya en 2018, les manifestations ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre, entraînant des dizaines d’arrestations et des blessés. Les opposants, dont Maurice Kamto, ont été arrêtés et détenus pendant neuf mois à la prison de Yaoundé Kondengui sans procès. Les ONG ont dénoncé ces arrestations arbitraires et ont appelé à la libération des détenus.

Il y a aussi L’assassinat de Martinez Zogo, le journaliste qui dénonçait les mauvaises pratiques de certaines personnalités du pouvoir, a été assassiné en janvier 2023. Son meurtre a suscité une vague d’indignation au Cameroun et à l’étranger. Les ONG ont condamné cet assassinat et ont demandé une enquête approfondie pour identifier les coupables. le procès se poursuit au tribunal militaire de Yaoundé

Les organisations de défense des droits de l’homme, telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch, ont dénoncé les répressions contre les opposants et les journalistes au Cameroun. Elles ont appelé à la protection des droits de l’homme et à la libération des détenus politiques.

La fuite de certains opposants

Face à la répression, certains opposants ont choisi de fuir le pays pour se réfugier à l’étranger. C’est le cas de plusieurs personnalités politiques telles que Patrick Meli Tiofack, cadre de base du MRC et consultant dans plusieurs chaînes de radio à Yaoundé, et des journalistes comme Paul Chouta qui ont demandé l’asile dans des pays européens ou américains.

Le Cameroun est confronté à une crise dans son processus démocratique, qui menace la stabilité et la sécurité du pays. Il est urgent que les autorités prennent des mesures pour protéger les droits de l’homme et mettre en place un respect des libertés et des droits humains dans un environnement démocratique sain.

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