Après avoir annoncé leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Mali, le Niger, et le Burkina Faso cherchent à renforcer leur coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette alliance, créée initialement pour faire face aux défis sécuritaires posés par les groupes djihadistes dans la région du Sahel, semble désormais prendre une tournure politique, diplomatique, et économique.
Conformément à la charte du Liptako-Gourma signée entre les trois États, l’initiative de l’AES va au-delà du simple aspect militaire. Les ministres de l’Économie et des Affaires étrangères des trois pays travaillent conjointement pour définir une architecture pour l’Alliance et mettre en œuvre des projets communs, notamment dans les domaines des infrastructures routières et ferroviaires.
Ce retrait de la CEDEAO par les trois pays du Sahel marque une scission au sein de la communauté ouest-africaine, après des mois de tensions résultant des sanctions infligées par la CEDEAO aux États membres de l’Alliance des États du Sahel.
Selon Timothy Kabba, ministre des Affaires étrangères de la Sierra Leone et membre de la mission de médiation de la CEDEAO au Niger, le retrait de ces trois pays menace la sécurité collective, compte tenu de leur importance géographique et démographique au sein de la CEDEAO. Il souligne l’importance de trouver une solution négociée pour sortir de cette impasse.
De son côté, la CEDEAO se dit prête à explorer des solutions négociées pour résoudre cette situation délicate qui pourrait avoir des répercussions majeures sur la stabilité régionale et la coopération au sein de la CEDEAO.

