Refoulé par les États-Unis, Omar AbdulKabir Artan, sacré meilleur arbitre africain 2025, n’est pas au mondial, le Somalien se voit confier les commandes d’une des plus prestigieuses affiches du calendrier européen. Une récompense qui confirme son professionnalisme et la place grandissante des arbitrages africains sur la scène mondiale.
Par Régis Belinga
La Coupe du monde 2026 aux États-Unis, Canada, Mexique a très bien démarré avec la victoire du Mexique (2-0) sur l’Afrique, que déjà des polémiques s’amoncellent sur la tête de Gianni Infantino et de la Fédération Internationale de football (FIFA).
Celle qui a le plus coulé fait couler beaucoup d’encre et de salives ces derniers jours, c’est le refus des États-Unis d’accorder à Omar AbdulKabir Artan, sacré meilleur arbitre africain 2025, de séjourner sur le territoire. Alors qu’il avait été retenu par la FIFA pour officier durant la compétition. Une injustice qui n’a pas laissé indifférent l’UEFA, l’institution qui chapeaute le football européen.
Raison pour laquelle cet organisme dirigé par Aleksander Čeferin a décidé de désigner le Somalien pour diriger la finale de la Supercoupe de l’UEFA opposant le Paris Saint-Germain à Aston Villa, le 12 août 2026 à Salzbourg. Une belle récompense qui ne remplacera tout de même pas une Coupe du monde. Mais qui reconnait son professionnalisme et confirme la place grandissante des arbitres africains sur la scène internationale ?
L’UEFA a rendu la nouvelle publique ce jeudi 11 juin 2026, dans un communiqué. Il officiera donc sur une nouvelle affiche de prestige, de plus, avec cette rencontre. L’histoire ne dira pas si le pied de nez de l’UEFA envers la FIFA est volontaire, mais le timing est tout de même parfait pour le Somalien de 34 ans.
Omar Abdulkadir Artan devait devenir le premier homme de son pays à officier lors d’une Coupe du monde. Mais en raison de ses liens présumés avec des membres d’organisations terroristes, dixit le gouvernement Trump, son entrée sur le territoire des États-Unis lui a été refusée.

