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Reconstruction des régions sinistrées : le financement augmenté à 35 milliards de FCFA

Crise anglophone au Cameroun

Le financement de la reconstruction des régions économiquement sinistrées de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a été revu à la hausse, suite à une ordonnance présidentielle du 20 juin 2024, modifiant la loi de finances de l’État du Cameroun pour l’exercice budgétaire 2024. La validation de cette modification par le parlement est quasiment certaine, étant donné que le RDPC au pouvoir y détient la majorité absolue.

Initialement fixé à 30 milliards de FCFA dans le budget voté en décembre 2023, les ressources destinées au Fonds de reconstruction des trois régions sinistrées sont désormais portées à 35 milliards de FCFA, soit une augmentation de 5 milliards de FCFA dans le cadre du collectif budgétaire.

Dans le détail, l’État du Cameroun contribuera à hauteur de 15 milliards de FCFA, la Banque islamique de développement (BID) apportera 8,6 milliards de FCFA, et le Japon financera 2 milliards de FCFA. À cela s’ajoutent les 9,3 milliards de FCFA provenant du report budgétaire de 2023.

Pour rappel, c’est par décret du 2 septembre 2019 que le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a déclaré les trois régions comme « zones économiquement sinistrées », statut qui permet à l’État d’offrir diverses incitations aux entreprises désireuses de s’y installer, selon les textes en vigueur.

Trois ans plus tard, le gouvernement a créé le Fonds spécial pour le financement de la reconstruction des zones reconnues économiquement sinistrées des régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, avec une dotation initiale de 15 milliards de FCFA.

Ce fonds vise à permettre la reconstruction de ces trois régions, respectivement dévastées par la guerre contre la secte islamiste Boko Haram depuis 2013, et la crise dite anglophone, qui sévit dans les deux régions anglophones du Cameroun depuis fin 2016.

Selon les prévisions du ministère de l’Économie, la reconstruction de ces trois régions nécessitera des investissements globaux d’environ 1 000 milliards de FCFA à long terme. En plus des partenaires au développement, l’État compte sur l’accompagnement du secteur privé pour la mobilisation de cette enveloppe.

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