Le décès de Françoise Etogo Mbassi, survenu dimanche dernier à Yaoundé, a suscité une profonde tristesse dans le pays. Agée de seulement 32 ans, Françoise est décédée des suites d’une maladie dans une clinique du quartier Odza à Yaoundé.
Françoise Etogo Mbassi était une femme exceptionnelle qui avait marqué l’histoire en remportant le titre de Miss Unité Nationale en 2011, à l’âge de 20 ans. Sa victoire avait eu lieu lors d’une célébration spéciale marquant la fête nationale de l’unité et le cinquantenaire de la réunification du Cameroun. Pendant son mandat d’un an en tant que Miss Unité Nationale, Françoise avait soutenu activement des causes importantes pour son pays.
Originaire d’Ekali, près de Mbalmayo, Françoise Etogo Mbassi avait utilisé sa notoriété pour sensibiliser le peuple camerounais aux événements du printemps arabe et aux troubles qui affectaient l’Afrique à l’époque. Elle était convaincue que la résolution des conflits devait passer par des voies pacifiques plutôt que par la violence. En tant que militante engagée pour la paix et la stabilité, elle avait notamment soutenu les services publics, les syndicats et les grèves réglementaires comme moyens de résolution des problèmes sociaux.
Françoise Etogo Mbassi provenait d’une famille notable de Yaoundé. Son père, Luc Etogo Mbezele, était l’ancien Trésorier Payeur Général de Yaoundé, tandis que sa mère s’appelle Juliette Etogo. Après avoir terminé ses études à l’Enam, Françoise avait poursuivi une carrière en tant qu’Inspecteur du Trésor au Ministère des Finances. Elle était une femme dévouée à son travail, mais aussi à sa famille. Elle laisse derrière elle un fiancé éploré et quatre enfants qui seront marqués par sa perte prématurée.
La disparition de Françoise Etogo Mbassi est une grande perte pour la communauté camerounaise. Elle était un exemple de détermination et de volonté, mettant en valeur l’intelligence et la beauté. Sa mémoire perdurera à travers les actions qu’elle a menées pour promouvoir la paix au sein de son pays.

