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Présidentielle 2025 : plus de 1 000 bureaux de vote déplacés après la plainte de Joshua Osih

L’organisme de gestion des élections, ELECAM, a ordonné le déplacement de plus de 1 000 bureaux de vote vers des sites plus accessibles, suite à une lettre de réclamation du président du Front social-démocrate (FSD), Joshua Osih, estimant que ces bureaux étaient inaccessibles à la population.

Le 14 août, Erik Essousse, directeur général d’ELECAM, a adressé un message aux délégués régionaux leur demandant de déplacer tous les bureaux de vote situés dans les casernes militaires et de gendarmerie, les commissariats de police et les palais des chefferies d’ici le 16 août.

Selon Henry Kejang, chargé de communication du SDF, cette mesure est directement liée à la plainte déposée par Joshua Osih auprès d’ELECAM le 21 juillet 2025.

Dans sa lettre de réclamation, Osih a découvert 1 153 bureaux de vote qu’il jugeait situés dans des lieux compromettants, limitant ainsi l’accès des électeurs.

Osih avait soutenu que cela violait l’article 96(4) du Code électoral, qui exige que les bureaux de vote soient « situés dans des lieux publics ou ouverts au public ».

Lors des élections précédentes, le vote s’est déroulé dans des résidences appartenant à de hauts fonctionnaires, des casernes militaires et des palais des chefs, où le parti au pouvoir, le RDPC, a un pouvoir d’influence sur le résultat du scrutin.

Le transfert de ces bureaux de vote, a affirmé Henry Kejang, constitue une victoire majeure pour le SDF dans sa lutte pour la transparence électorale au Cameroun, où le président Paul Biya, 92 ans, a toujours été accusé de truquer les votes pour se maintenir au pouvoir.

Osih fait partie des 12 candidats qui se présentent aux côtés de M. Biya à l’élection présidentielle de cette année, prévue le 12 octobre.

Le gouvernement de M. Biya a été critiqué par l’opposition, la société civile et les groupes de défense des droits humains pour avoir restreint les libertés publiques et maltraité l’opposition, notamment en arrêtant des dizaines de partisans du populaire leader de l’opposition, Maurice Kamto.

Kamto a été disqualifié de la course présidentielle par la Cour constitutionnelle le 5 août, une décision qui, selon Human Rights Watch, a suscité des inquiétudes quant à la crédibilité du vote à venir.

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