Samedi dernier était un moment de grand rassemblement au canton de Mbarnang Ngaoundal dans l’arrondissement éponyme dans le département du Djerem dans la région de l’Adamaoua.
Sa majesté Aboubakar Mohamadou Mbele, chef dudit canton a réuni tous ses notables et chefs du troisième degré pour leur faire l’économie de la rencontre des chefs traditionnels tenue récemment à Yaoundé.
À l’issue de ce conseil spécial au sein de cette chefferie traditionnelle, Paul Biya a été désigné comme étant le candidat à l’investiture pour la prochaine élection présidentielle.
La rencontre qui a connue la présence des chefs des communautés peuls et anglophones s’est achevée par une prière de santé à l’endroit du chef de l’Etat qu’ils ont choisi, comme chef des chefs.
Rappelons que le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) à la présidentielle de 2025 est le président Paul Biya selon les textes du parti. Alors que le chef de l’Etat n’a pas encore annoncé sa candidature, ses soutiens le pressent d’entériner la décision.
Si des voix appellent à la désignation d’un autre candidat, ceci serait contradictoire aux textes du parti. Selon le professeur Elvis Ngole Ngole, ancien ministre des Forêts, le RDPC a procédé à une réorganisation de ses organes de base.
« Selon notre texte, un congrès est convoqué par le président national et, selon le même texte, le président national est notre candidat lorsque des élections sont convoquées », a-t-il expliqué.
Une clarification qui intervient alors que des partis politiques alliés au RDPC appellent le président Paul Biya à se représenter après 42 ans de pouvoir. C’est le cas de l’UPC et le MDR qui étaient au cabinet du MINAT la semaine dernière.

