Présidentielle 2025 : Etoundi Ngoa « arme » les militants du Mfoundi IV contre l’opposition

Cameroun Actuel
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En visite de prise de contact vendredi, 18 juillet, Laurent Serge Etoundi Ngoa, chef de la délégation permanente départementale du Comité central du RDPC dans le Mfoundi a recommandé à ses camarades d’être virulents sur le terrain de la campagne électorale.

En prélude à l’élection présidentielle à venir, le ministre de l’Éducation de base et chef de la délégation permanente départementale du Comité central du RDPC dans le Mfoundi, Laurent Serge Etoundi Ngoa, s’est rendu dans la section RDPC de Yaoundé 4 pour une visite de prise de contact.

Accueilli par les responsables locaux, notamment le chef de section Lin Essono et Madame Abondo de l’OFRDPC, le membre influent du parti au pouvoir a tenu à transmettre un message fort et mobilisateur à ses camarades, appelant à une préparation rigoureuse de la base militante et à un engagement sans relâche dans la dynamique de sensibilisation.

Il a rappelé que le travail de terrain devait s’intensifier dès à présent, dans l’attente de la stratégie globale que définira le Comité central sur instruction du président national, Paul Biya. Selon lui, l’heure n’est pas à l’attentisme, mais à l’action : chaque militant doit retourner à la base, de la cellule au comité de base, du comité de base à la sous-section, afin que les sections, véritables bras coordonnateurs du parti, soient prêtes à recevoir les délégations venues du sommet.

Dans un ton à la fois ferme et pédagogique, Laurent Serge Etoundi Ngoa a insisté sur la nécessité de parler vrai aux populations. Il a salué la mobilisation déjà palpable dans la section de Yaoundé 4 tout en exhortant chacun à intensifier les efforts pour transformer les paroles en actes concrets.

Revenant sur la résilience du RDPC et du système mis en place par Paul Biya, il a défendu l’idée que ce système, même en l’absence de son leader historique, reste solide et difficile à ébranler, car il repose sur des fondements institutionnels profonds.

L’un des points saillants de son intervention a porté sur la problématique de la gestion des ordures ménagères, qu’il a abordée de manière frontale. Le ministre s’est montré catégorique : il est temps que les Camerounais paient pour leurs ordures.

Etoundi Ngoa a rappelé que dans les zones rurales, les déchets étaient traditionnellement gérés de façon artisanale, par les populations elles-mêmes. Mais en milieu urbain, où l’espace manque et où les besoins en propreté publique sont plus élevés, la gestion des déchets devient un service coûteux que l’État ne peut continuer à financer seul.

Pour lui, continuer à faire peser cette charge sur le Trésor public relève de l’illusion. Etoundi Ngoa a souligné que jusqu’ici, c’est le ministre des Finances qui s’acquitte de cette dépense, au nom de l’État, c’est-à-dire avec l’argent des contribuables.

Cette réalité ne peut plus durer selon lui, d’autant que les villes camerounaises connaissent une croissance démographique galopante : une ville qui comptait 200 000 habitants en compte désormais plus de 4 millions. Qui doit alors prendre en charge les coûts exponentiels liés à la collecte et au traitement des ordures ? Il a répondu sans détour : les citoyens eux-mêmes.

Etoundi Ngoa a encouragé les militants du RDPC à intégrer ce discours dans leurs campagnes, à l’assumer avec virulence, et à ne pas laisser l’opposition en faire un cheval de bataille démagogique. Il a accusé les opposants de ne rien payer, ni en taxes ni en charges publiques, tout en salissant davantage les villes.

Ce sont donc, selon lui, des donneurs de leçons sans légitimité. En réponse à cela, les militants du parti au pouvoir doivent s’armer de vérité et défendre un projet politique responsable. Le ministre a ainsi demandé à ses camarades de ne pas céder à la peur d’aborder ces questions sensibles, car fuir ce débat serait une forme de trahison.

Toujours dans le même registre, Etoundi Ngoa a cité d’autres exemples pour illustrer les sacrifices de l’État camerounais sous la conduite de Paul Biya. Il a évoqué le coût de l’université, ridiculement bas au Cameroun comparé à celui d’autres pays africains comme la Centrafrique ou le Tchad.

Etoundi Ngoa a aussi abordé la question de la sécurité sociale en matière de santé, en soulignant que le Cameroun est en train de mettre en place un système où chaque citoyen devra contribuer, à hauteur d’un montant symbolique, pour permettre une meilleure couverture sanitaire. Il a salué les efforts du ministre Manaouda Malachie dans cette réforme, soulignant que ce type de mesure est la voie vers un développement durable et équitable.

Enfin, il a conclu en évoquant l’importance stratégique de la section de Yaoundé 4, qui, selon les statistiques récentes d’Elecam, est la plus peuplée de la capitale avec 150 138 inscrits, loin devant d’autres arrondissements. Ce poids électoral confère à cette section une responsabilité accrue dans la mobilisation pour les échéances à venir.

Pour Etoundi Ngoa, l’heure est à la clarté et à l’audace : dire la vérité, poser les vrais problèmes, appeler chacun à ses responsabilités. Le temps où l’État faisait tout, seul, est révolu. Le citoyen camerounais doit désormais participer activement à la gestion de la cité, à commencer par le paiement d’une taxe sur les ordures. Pour lui, c’est non seulement un acte de civisme, mais aussi un levier de transformation sociale.

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