l’essentiel
Créée en 1896 à Caylus, l’ancienne conserverie Ramond a fermé ses portes il y a quelques jours. La société CHB Quercy, qui avait racheté le site, a jeté l’éponge à cause de la crise organique et du coût de l’énergie.
C’est peut-être une page pour Caylus qui se tournera avec la fermeture des Conserves d’autrefois, une entreprise familiale longtemps prospère mais qui a subi des bouleversements désastreux. Rachetée par l’Etablissement Soulard, la conserverie était déjà en faillite lorsque le groupe CHB Quercy en a repris le contrôle en 2019.
A l’époque, le gérant, Patrick Guglielmi, qui dirige un autre établissement de ce type en Eure-et-Loir, avait de grandes ambitions pour sa nouvelle acquisition. Il a souhaité moderniser et étoffer l’outil et initier un volet environnemental avec une transition vers le bio et le passage aux énergies non fossiles, notamment le gaz issu de la méthanisation. La Ville de Caylus avait cédé des terrains, tandis que dans le cadre du plan France Relance, l’Etat avait alloué une enveloppe de 430.000 euros. A l’été 2021, Chantal Mauchet, l’ancienne préfète, est venue visiter l’établissement en personne.
« On a essayé de tenir le plus longtemps possible »
Moins de deux ans plus tard, si les travaux de modernisation ont été effectués, les bénéfices sont loin d’être au rendez-vous. « Nous avons essayé de tenir le plus longtemps possible, mais en avril, nous avons été complètement coincés et avons dû fermer. Nous sommes très déçus. Le paradoxe, c’est qu’on voulait miser sur des produits de qualité, mais l’inflation a rendu les consommateurs plus intéressés par les prix que par la qualité », argumente Laurent Guglielmi, qui explique ces grosses déceptions.
Nous avions pris un bon départ, mais tout s’est retourné en 2022. C’était extrêmement brutal.
« Le bio était notre principal projet de développement, mais nos quatre grands clients ont mis fin à leurs contrats après l’effondrement de la consommation. Nous avons cherché en vain un plan B. L’activité canard, qui représente un tiers de l’activité, a souffert de la crise aviaire et pendant deux ans, nous avons eu des problèmes d’approvisionnement et donc de production. Enfin, concernant les bocaux premium et la charcuterie, nous avons constaté une dégradation de nos marges en raison du coût de l’énergie, notamment du gaz et des matières premières. Et comme nous n’avons pas pu répercuter ces hausses sur nos prix, nous avons explosé. Nous avions pris un bon départ, mais tout s’est retourné en 2022. C’était extrêmement brutal… »
CHB employait 9 salariés dont 5 en CDI. Quatre d’entre eux ont accepté une offre de reclassement en Eure-et-Loir et pour les autres, un plan de reclassement est en cours.
Quant aux locaux, ils seront mis en vente. « Mais il va falloir imaginer un autre projet et d’autres…
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