Le candidat malheureux à la présidence du MRC, Pierre Emmanuel Binyam, demande la levée immédiate de la suspension du FSNC, le parti politique d’Issa Tchiroma.
Pierre Emmanuel Binyam, comme plusieurs hommes politiques, s’est exprimé sur la suspension du Front pour le salut du Cameroun (FSNC), le parti d’Issa Tchiroma Bakary. Il voit en cette décision du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji un autre élément qui suscite de nombreuses interrogations.
« Depuis 1992, en passant par 2018 jusqu’en 2025, les crises postélectorales successives témoignent d’une crise persistante de confiance dans le processus électoral. On ne peut ignorer les contestations relatives au respect de la volonté populaire, puis prétendre rétablir la paix en sanctionnant les acteurs politiques. Plus préoccupant encore, les arrestations arbitraires alléguées, les actes de torture dénoncés et l’emprisonnement de citoyens camerounais pour leur proximité ou leur engagement aux côtés du FSNC, lorsqu’ils sont avérés, témoignent d’une dérive répressive incompatible avec les principes fondamentaux de l’État de droit.
Le régime de Yaoundé doit comprendre qu’aucune suspension administrative, aucune arrestation abusive et aucune intimidation ne sauraient étouffer durablement les aspirations démocratiques d’un peuple. La lutte contre les violences ne peut servir de prétexte à la répression collective ni dispenser les autorités de justifier leurs décisions devant la loi », écrit-il.
Pierre Emmanuel Binyam, candidat malheureux à la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), condamne cette suspension et demande sa levée.
« Je condamne fermement cette suspension du FSNC que je qualifie d’acte arbitraire et exige sa levée immédiate et sans condition; ainsi, que la libération des personnes détenues arbitrairement et victimes de torture pour le respect des libertés fondamentales.
Le silence imposé n’est pas la paix. L’intimidation n’est pas la justice. Et l’autorité de l’État ne saurait se confondre avec l’arbitraire.
Le Cameroun a besoin d’élections crédibles, d’une justice indépendante et d’institutions qui respectent la volonté du peuple. Toute autre voie ne fera qu’aggraver les crises sociopolitiques et fragiliser davantage la cohésion nationale », écrit-il.

