« Où est Paul Biya ? » : la BAS prend d’assaut des ambassades du Cameroun en Europe

Cameroun Actuel
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Certains Camerounais de la diaspora lancent des assauts contre les représentations diplomatiques à la recherche du chef de l’État Paul Biya parti du Cameroun depuis 53 jours.

Des Camerounais de la diaspora membres de la Brigade Anti-Sardinards viennent de relancer des manifestations devant des ambassades du Cameroun dans certains pays d’Europe. Se déclarant être à la recherche du président de la République, ils prennent d’assaut les représentations diplomatiques ou consulaires, forçant parfois leur entrée dans le siège de ces institutions. Une fois à l’intérieur, ils soumettent des occupants à la pression et à l’interrogatoire au sujet du séjour du chef de l’État à l’étranger.

D’après des sources étrangères concordantes, ils ont rendu une visite du genre aux institutions représentant le Cameroun en Belgique ou encore en Suisse. Leur objectif est de faire pression sur les institutions en général et sur le président de la République en particulier pour que ce dernier regagne Yaoundé, le siège des institutions de la République du Cameroun. Sa présence en Europe étant coûteuse pour un Etat qui peine à assurer les meilleures conditions de vie pour ses populations.

Des images que ces compatriotes de la diaspora diffusent montrent leur colère et leur état d’esprit conquérant. Prêts à résister à tout acteur qui tente de leur barrer la voie, ils sont engagés à empêcher au président Paul Biya de séjourner en Europe. Souvent présents à l’hôtel Intercontinental de Genève pour réclamer le départ du président de la République, ils y ont fait face quelquefois à la riposte musclée des forces camerounaises assurant la sécurité du chef de l’État.

Jouissant de la liberté de manifester garantie dans les pays européens, ils n’hésitent pas à en faire un levier de basculement du système gouvernant au Cameroun. Le séjour prolongé du président Paul Biya en Europe sans explication semble être le motif de la multiplication de leurs descentes dans les ambassades ces derniers jours. Le spectre de violence que leur action fait planer rappelle encore les casses et saccages des ambassades survenus à la suite de l’élection présidentielle d’octobre 2018.

Pourtant, liberté d’expression et de manifestations ne saurait se confondre avec le droit de piller et de casser. Alors que le débat sur l’absence prolongée du chef de l’État se poursuit au sein de l’opinion, des acteurs de tous bords sont appelés à la mesure, à la transparence et au respect des lois, au risque de mettre le pays à feu et à sang et de continuer à dégrader son image à l’international.

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