Cinq cadres des Lions Indomptables ont brisé le silence lors d’un live TikTok, notamment sur la lettre lue de nuit au Hilton en pleine crise entre le Minsep et la Fecafoot autour de Marc Brys. Ce texte appelait à l’apaisement et au maintien de Joachim Mununga sur le banc.
C’est le live TikTok que personne n’avait vu venir. Réunis par hasard sur la même plateforme, cinq cadres emblématiques des Lions Indomptables dont Michael Ngadeu, Christian Bassogog, Moumi Ngamaleu, Olivier Mbaizo et Jacques Zoua ont décidé de vider leur sac.
Loin du discours encadrés des conférences de presse, ils se sont étalés sur les coulisses de la tanière, entre nostalgie de la CAN 2017 et ce fameux soir de crise au Hilton où tout a basculé. Ils sont revenus sur l’épisode le plus tendu de ces derniers mois en tanière : la crise ouverte entre le MINSEP et la FECAFOOT autour de Marc Brys, qui avait conduit les joueurs à lire tard dans la nuit, au Hilton, une lettre appelant à l’apaisement et au maintien de Joachim Mununga sur le banc.
Sur cette lettre, Michael Ngadeu a fait une révélation de taille qui relance toute l’affaire : « Jusqu’aujourd’hui on ne connait pas qui a rédigé la lettre. Nous sommes tombés dessus, on a lu mais on ne connait pas l’auteur » Un aveu qui confirme que les joueurs ont été placés devant le fait accompli, instrumentalisés dans un bras de fer qui les dépassait totalement.
L’autre moment fort est venu de Christian Bassogog. Capitaine lors de la dernière CAN, non convoqué pour cette trêve, il a exprimé sans agressivité mais avec un fond de ressentiment sa vision de la sélection : « L’équipe nationale ce n’est pas la maison de quelqu’un. Tu vas faire de beaux jours comme des mauvais jours mais à un moment donné tu ne seras plus appelé »
Michael Ngadeu a validé cette vision en ajoutant que « les générations s’enchaînent. » Moumi Ngamaleu, Olivier Mbaizo et Jacques Zoua participaient aussi à l’échange. : « Oui chacun vient en équipe nationale écrit sa part d’histoire et part. Les générations s’enchaînent. Ça devait toujours finir chacun a fait sa part. Ce n’est pas tôt. Il y a d’autres qui font toute leur carrière sans être appelé. Dès les premiers jours quand tu arrives il faut savoir qu’on ne peut plus t’appeler et que c’était bon pour toi. »
Bien plus qu’un simple live entre anciens coéquipiers, cet échange a levé le voile sur une période trouble où les joueurs se sont retrouvés au milieu d’une guerre d’egos entre le Ministère et la FECAFOOT. En avouant qu’ils ne connaissent pas l’auteur de la lettre lue à 23h au Hilton, Ngadeu et ses coéquipiers confirment ce que beaucoup soupçonnaient : la tanière était devenue un champ de bataille politique. Une page se tourne, assumée avec philosophie par Bassogog et Ngamaleu, mais qui laisse un goût amer sur la gestion de nos icônes.

