Le quartier Newbell de Douala a été le théâtre d’une violente attaque mardi 30 juillet 2024, lorsque des malfrats armés ont semé la panique parmi les habitants. Des jeunes, équipés de couteaux, de machettes et d’autres objets dangereux, ont envahi certaines rues, s’attaquant aux résidents et aux commerces.
Les assaillants ont agi avec une brutalité inouïe, agressant et blessant plusieurs personnes, détruisant des espaces de vente et emportant des marchandises, principalement des téléphones portables et des ordinateurs. Les témoignages des habitants révèlent un profond traumatisme causé par cette irruption violente.
Face à cette situation alarmante, les forces de sécurité ont rapidement réagi, intervenant sur les lieux pour tenter de rétablir l’ordre. Elles ont assuré aux habitants que des mesures seraient prises pour retrouver et interpeller les auteurs de ces actes criminels.
Cet incident souligne la persistance du phénomène des « microbes » à Douala, un fléau qui semblait avoir été endigué mais qui continue de réapparaître sporadiquement. En novembre et décembre 2023, plusieurs quartiers de la capitale économique avaient déjà été touchés par des attaques similaires.
Les autorités locales, sous la direction du gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, et de l’ancien préfet Benjamin Mboutou, avaient alors tenu des réunions de crise pour mettre en place des stratégies de démantèlement de ces gangs. Plusieurs membres de ces groupes avaient été arrêtés et conduits dans des unités de police et de gendarmerie.
En août et septembre 2022, les « microbes » avaient également mené des incursions dans les quartiers de Ndogbong, Ange Raphaël, Bali, et Ndokoti. La réaction rapide des forces de sécurité avait permis l’arrestation de nombreux membres de ces gangs, apportant un semblant de paix dans ces zones affectées.
L’attaque de mardi dernier à Newbell rappelle cependant que la lutte contre ces groupes violents est loin d’être terminée. Les autorités sont appelées à redoubler d’efforts pour assurer la sécurité des citoyens et prévenir de nouvelles incursions de ces malfrats qui continuent de menacer la quiétude des quartiers de Douala.







