À l’heure de l’inauguration du nouveau siège de la Fécafoot à Yaoundé ce 13 mai 2026, cette interrogation taraude les esprits.
Par Léopold Dassi Njidjou, Le Messager
C’est une victoire sur l’inertie, sur l’auto-neutralisation ou l’auto-annihilation permanente du football camerounais, se rend-on à l’évidence pour ce démarrage franc. Eto’o Fils, le patron des lieux, le « pasteur » comme l’accablent certains de ses contempteurs, après toutes les dispositions pastorales pour que les vieux démons ne déménagent pas de la vieille maison hantée à Tsinga, faite de gloires et de disgrâces aussi. À Tsinga, tout se passait exactement comme si le plus était le moins, et le moins le plus. Un sacré mélange de valeurs et de talents. Le seul fait pour Samuel Eto’o Fils de réussir à quitter les lieux est en lui-même une victoire.
C’est en réalité aussi la victoire d’Eto’o Fils sur lui-même, car à travers ce déplacement, il franchit un cap et rentre davantage dans les habits neufs de manager capable, plus conscient qu’il devra composer avec tout le monde, en dépit des attaques multiformes au quotidien. Les plus belles victoires, les plus retentissantes, sont celles construites avec les adversités multiples. Pour que les démons qui peuplent la dette, la déchéance du football camerounais gisent à jamais sous les catacombes à Tsinga, le praticien devrait ratisser large pour qu’aucune compétence ne soit abandonnée sur le bas-côté.
Baptême de cœur et d’esprit
Les démons sont des mauvais esprits. Pour que la maison de verre de Warda soit une maison de transparence, le nec ultra sera une seule chose : le casting. Avec qui travailler au quotidien ? Qui est le bon collaborateur ? Le sélectionneur ou un directeur ? C’est précisément ce qu’on appelle dans le microcosme camerounais les « Églisiens ».
Des deux camps, le manager Samuel Eto’o se doit d’être au-dessus de la mêlée, comme il l’est dans son bureau, une tour de contrôle du football camerounais. C’est tout le sens de l’inauguration du nouveau siège, un baptême de cœur et d’esprit, contre les « hiboux ».
Pour terminer, l’un a labouré, l’autre a semé et le dernier a moissonné. Tous ont travaillé pour le Cameroun. Dieu seul permet d’avancer et de garder les uns et les autres en vie.

