Des observations et témoignages récents d’habitants du village d’Awing, dans le département de Mezam (région du Nord-Ouest), font état de graves inquiétudes quant au comportement de certains gendarmes en poste dans la commune. La population locale signale des agissements répréhensibles récurrents qui compromettent la confiance et la sécurité des civils.
Un incident a impliqué un gendarme entré dans un salon de coiffure et ayant encaissé l’argent des clients qui attendaient leur tour. Lorsque le coiffeur a demandé un remboursement, le gendarme est parti avant de revenir accompagné de collègues. Le groupe aurait alors agressé le coiffeur et d’autres personnes présentes, puis serait reparti avec l’argent.
Ce cas illustre une tendance plus générale : des gendarmes sont accusés de :
- Pénétrer dans des domiciles privés sans justification
- Exiger de force la présentation de cartes d’identité nationales
- Percevoir de l’argent illégalement
- Recourir à des tactiques de harcèlement et d’intimidation
- Violences physiques et sanctions arbitraires
Préoccupations spécifiques
Les habitants s’inquiètent particulièrement des points suivants : le harcèlement systématique des civils, notamment les fouilles forcées et les demandes de pièces d’identité, le recours à la violence pour régler des différends personnels, en particulier impliquant des femmes liées aux forces de l’ordre.
Les habitants du village d’Awing demandent aux forces de l’ordre protection, professionnalisme et respect. Ils espèrent que des enquêtes seront menées rapidement pour examiner ces allégations et prévenir de nouveaux abus. La communauté reste attachée à la coexistence pacifique, mais exhorte à une action résolue pour faire respecter la justice et les droits humains.
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