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Ngaoundéré : l’inflation atteint un record de 8%, inquiétudes croissantes pour le pouvoir d’achat des ménages

L’inflation galopante à Ngaoundéré suscite des préoccupations majeures concernant le pouvoir d’achat des ménages et la stabilité économique de la région.

Selon le dernier rapport de l’Institut national de la statistique (INS) sur l’évolution des prix à la consommation des ménages au Cameroun, le taux d’inflation a atteint une moyenne de 8% dans la capitale de l’Adamaoua entre avril 2023 et avril 2024. Cette situation fait de Ngaoundéré la ville la plus sévèrement touchée par les tensions inflationnistes au Cameroun.

« Sur le plan régional, les taux d’inflation oscillent généralement entre 5,7% et 7,4%, à l’exception de Bamenda où il est de 4,4% et de Ngaoundéré, qui enregistre le taux d’inflation le plus élevé (8%) », note l’INS dans son rapport.

Entre avril 2023 et avril 2024, l’inflation au Cameroun a atteint un taux moyen de 6,3%, selon le rapport sur l’évolution des prix à la consommation finale des ménages publié par l’INS. Ce taux est une nouvelle fois au-dessus du double du seuil de tolérance de 3% admis par les critères de surveillance multilatérale des pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA).

Néanmoins, on observe un léger recul de cet indicateur à fin avril 2024, par rapport aux 7,4% enregistrés en 2023. Ce dernier taux correspond au 3e niveau le plus élevé de cet indicateur dans le pays au cours des 29 dernières années, après les taux respectifs de 32,5% et 9% enregistrés en 1994 et 1995, suite à la dévaluation du franc CFA.

Selon l’INS, les principaux déterminants de l’inflation au Cameroun au cours de la période sont « principalement (…) la progression de 8,7% des prix des produits alimentaires et de 15,7% des coûts du transport ». La hausse des prix des produits alimentaires s’explique principalement par l’augmentation des prix des pains et céréales, des légumes ainsi que des poissons et fruits de mer. L’accroissement des coûts des transports est principalement dû à l’augmentation des coûts du transport routier de passagers, notamment en raison de l’ajustement des prix des carburants à la pompe dès le 3 février 2024.

Cette tendance inflationniste inquiétante à Ngaoundéré et dans d’autres régions du pays exige des mesures urgentes pour stabiliser les prix et protéger le pouvoir d’achat des ménages. Les autorités locales et nationales sont appelées à intensifier leurs efforts pour contenir l’inflation et atténuer ses effets sur la population.

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